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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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Pollution

La pollution est causée principalement par le rejet de déchets solides et d'eaux usées municipales et industrielles, les écoulements provenant des champs cultivés et le transport maritime (en particulier de substances dangereuses), ainsi que l'extraction, le raffinage et le transport du pétrole et du gaz. Dans la région, la capacité de traitement des eaux usées est faible ; 98 % environ des eaux usées d'origine ménagère sont déversées sans aucun traitement dans le Pacifique du nordest et 90 % dans le bassin des Caraïbes (PNUE, 2001).

Prises de poissons (millions de tonnes) : Amérique latine et Caraïbes

Dans la région, les prises de poissons seraient passées par un maximum en 1994 avant de s'effondrer à la suite d'un fort phénomène El Niño

Note : Ces chiffres comprennent les poissons de mer et d'eau douce, mais non les mollusques, les crustacés et les produits de l'aquaculture

Source : Données établies à partir de Fishstat, 2001

Les effets de la pollution résultant d'activités terrestres sont encore accrus dans les bassins versants vastes, et, à leur tour, peuvent affecter des États éloignés. Les effets transfrontières de cinq grands bassins versants sont particulièrement marqués : le Mississipi, l'Amazone, la Plata, l'Orénoque et la Santa Marta. Les images renvoyées par satellite montrent que de grandes quantités de sédiments déversées par les fleuves côtiers et au voisinage de certaines grandes îles peuvent se déplacer sur des milliers de kilomètres dans l'océan. Lors d'une hécatombe de poissons dans les îles Windward en février 2000, on a détecté des bactéries pathogènes qui, auparavant, n'étaient signalées que dans les canalisations d'eau des villes de terre ferme (Caribbean Compass, 1999). On a été amené à conclure que ces pathogènes étaient peut-être transportés dans des sédiments provenant d'inondations dans le bassin de l'Orénoque.

Le transport maritime est une importante source de pollution de la mer et des côtes dans la région, en particulier le déversement d'hydrocarbures lors du rejet d'eau de cale polluée et lors du rinçage des réservoirs. Le déversement d'eaux usées, d'ordures et de produits chimiques dangereux, et l'introduction d'espèces exotiques ou envahissantes dans de nouvelles zones, lors du chargement ou du déchargement des eaux de lest, figurent parmi les autres menaces résultant du transport maritime.

Les ports de la région sont, en importance, la deuxième destination des conteneurs venant des États- Unis, et le canal de Panama est l'un des grands itinéraires du commerce maritime. Entre 1980 et 1990, le transport maritime de la région a vu sa part dans le commerce mondial augmenter de 3,2 à 3,9 %, et cette progression devrait continuer à la faveur de la libéralisation des échanges et de la privatisation des ports de la région (CNUCED, 1995). Sans contre-mesures, les problèmes environnementaux liés au transport maritime vont s'aggraver à l'avenir.

Les zones marines et côtières, en Amérique latine et dans les Caraïbes, figurent parmi les zones de production pétrolière les plus actives au monde. Le risque de déversement localisé d'hydrocarbures lors de la prospection, de la production et de la distribution du pétrole et du gaz est le facteur qui pèse le plus sur le milieu marin et côtier. Le déversement d'hydrocarbures le plus important jamais enregistré a eu lieu lors de l'éruption sous-marine de pétrole d'Ixtoc, dans le golfe de Campêche (Mexique), le 3 juin 1979 ; la quantité de pétrole déversée aurait été plus importante que lors de l'accident de l'Exxon Valdez. En 1999 et en 2001, d'importants déversements côtiers et la rupture d'oléoducs au Brésil et en Colombie ont alerté l'opinion publique et de nouvelles restrictions ont été imposées pour mieux maîtriser les futurs déversements d'hydrocarbures. Toutes les opérations de prospection pétrolière et gazière comportent le risque de porter de graves atteintes au milieu côtier et marin, en raison des déversements, importants ou faibles, et des fuites chroniques.