About UNEP UNEP Offices News Centre Publications Events Awards Milestones UNEP Store
GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
UNEP Website GEO Home Page

NOTRE ENVIRONNEMENT EN MUTATION : Le glacier de Pine Island (Antarctique)


Ces photographies montrent la formation d'un vaste iceberg, qui s'est détaché du glacier de Pine Island, dans l'ouest de l'Antarctique. L'événement s'est produit entre le 4 et le 12 novembre 2001 ; il montre très bien la rapidité des changements en cours dans cette région de l'Antarctique. L'iceberg mesure environ 42 km sur 17.

Le glacier de Pine Island est le plus productif de l'Antarctique, et c'est également celui qui s'écoule le plus vite. Il est situé dans une zone de la couverture de glace de l'Antarctique occidentale dont on pense qu'elle est le plus susceptible de disparaître, de sorte que l'évolution de ce glacier présente un grand intérêt pour les scientifiques. 

Au milieu de 2000, une large fissure s'est formée en travers du glacier ; elle a commencé à progresser rapidement. Les données recueillies montrent que cette progression était de 15 mètres par jour environ. Les photographies montrent que le dernier segment, de 10 km, encore attaché à la banquise, s'est cassé en quelques jours.

La photo de gauche a été prise à la fin de 2000, au début de la formation de la fissure. Les deux autres clichés ont été pris en novembre 2001, juste avant et juste après la formation du nouvel iceberg.

L'iceberg nouvellement formé représente sept années d'écoulement du glacier de Pine Island, et toute cette glace a été rejetée dans l'océan d'un seul coup. La signification climatologique de cet événement n'est pas encore pleinement comprise. Pourtant, si on l'ajoute à des mesures déjà prises par le même instrument et à des données provenant d'autres instruments qui ont repéré le recul de l'endroit où le glacier touche la mer, l'accélération de l'écoulement de la glace et la diminution progressive de l'épaisseur de la banquise devant le glacier, l'événement offre aux scientifiques un ensemble de preuves complémentaires de la rapidité des changements en cours dans la région.

Texte et images : NASA/GSFC/LaRC/JPL, Équipe MISR