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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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Urbanisation et économie mondiale

La mondialisation est en cours depuis plusieurs décennies, mais avec l'impact des nouvelles technologies de l'information, elle s'est accélérée et a pris de l'ampleur. Ces technologies accroissent l'importance du savoir et de l'information dans l'économie, et tendent à réduire l'importance relative des industries manufacturières et des autres industries traditionnellkes fondées sur la transformation des matières premières. Dans les zones urbaines, cela s'est traduit par une expansion du secteur des services, en termes tant absolus que relatifs. La technologie a eu tendance à renforcer le rôle économique déjà dominant et l'importance des zones urbaines, non seulement dans les pays les plus avancés mais partout dans le monde (Economist, 2000 ; Banque mondiale, 2000), si bien que les villes pèsent de plus en plus dans l'économie mondiale. En Inde, le secteur économique le plus dynamique est celui des logiciels et des autres services liés à l'information et à la communication. Ce nouveau secteur de croissance - dont l'expansion a été plus rapide que celle de toutes les industries traditionnelles du pays, et qui est très rapidement devenu compétitif sur le plan international - est concentré dans les grandes zones urbaines, car celles-ci disposent d'infrastructures beaucoup plus développées et ont une population plus éduquée.

Image satellite de l'illumination due aux villes du monde établie à partir d'une longue série de photographies de la terre prises de nuit. L'est des États- Unis, l'Europe et le Japon sont brillamment éclairés par les villes, tandis que l'intérieur de l'Afrique, de l'Asie, de l'Australie et de l'Amérique du Sud reste sombre et essentiellement rural.

Source : Mayhew et Simmon, 2000.

Dans les années 70, la mondialisation est entrée dans une nouvelle phase caractérisée par la déréglementation du marché du travail, la libéralisation des marchés financiers et la privatisation d'un certain nombre de services publics. Cela s'est traduit notamment par une intensification de la rivalité pour attirer des investissements étrangers directs, et les employeurs ont pu plus facilement délocaliser leurs installations de production, ce qui a aggravé l'insécurité du travail et des revenus dans certaines zones urbaines mais a amélioré la situation dans d'autres villes.

Entre les années 70 et le milieu des années 90, certains pays d'Asie ont manifestement su tirer parti de cette évolution et ont obtenu une croissance économique spectaculaire et une augmentation généralisée du bienêtre. Toutefois, en 1997 et 1998, la crise économique qui a eu son origine en Asie a touché non seulement les économies de la région, mais aussi celles d'autres régions. L'impact humain de cette crise a été considérable ; en Asie, la pauvreté a augmenté et il y a eu des licenciements massifs, en particulier de femmes, de jeunes et de travailleurs non qualifiés.

La crise asiatique a montré que les zones urbaines sont très exposées aux difficultés économiques mondiales. La mondialisation a souvent multiplié les possibilités d'emploi et d'acquisition de connaissances, mais elle a aussi eu tendance à aggraver les inégalités sociales et la pauvreté. Ses retombées ne sont pas également réparties, si bien que dans les pays en développement il y a une importante population qui vit dans des taudis, sans eau ni assainissement, tandis que dans le monde développé, le chômage, la maladie et l'exclusion sociale font des ravages (CNUEH, 2001b).