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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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La gestion des déchets

Population urbaine (millions) disposant et ne disposant pas d'un accès à un réseau moderne d'approvisionnement en eau et d'assainissement : Asie et Pacifique

En 2000, la proportion de la population urbaine qui disposait d'un accès à un réseau moderne de distribution d'eau (95 %) était plus élevée que celle qui disposait d'un accès à un réseau d'assainissement (65 %).

Note : Comme on dispose de données pour beaucoup plus de pays en 2000 qu'en 1990, l'amélioration est exagérée.

Source : D'après l'OMS

La plupart des déchets solides produits par les centres urbains ne sont pas ramassés et sont soit déversés dans des plans d'eau ou des rivières ou sur des terrains vagues, ou encore brûlés dans la rue. Ce problème s'est aggravé au cours des 30 dernières années. Les déchets qui sont ramassés sont généralement mis en décharges ouvertes, et la plupart de ces décharges ne sont ni convenablement exploitées ni entretenues, ce qui crée un sérieux risque de santé publique. Seules quelques villes d'Asie, comme Hong Kong et Singapour, ainsi que les villes d'Australie, du Japon et de Nouvelle-Zélande, ont des équipements suffisants pour l'élimination des déchets solides, mais même ces villes ont du mal à suivre le rythme de l'expansion du volume des déchets (BAsD, 2001).

Au milieu des années 90, Manille produisait 6 300 tonnes de déchets solides par jour, alors que ses décharges ne pouvaient en absorber qu'un peu plus de la moitié (BAsD, 1996). L'île de Kiribati a de graves problèmes de densité de population dus à des migrations internes et ne dispose que de très peu de terrains qui se prêtent à l'évacuation des déchets. Comme dans de nombreuses petites îles, les déchets solides sont déversés dans les eaux côtières.

Des pratiques inadéquates d'évacuation des déchets peuvent causer de sérieux problèmes de santé et d'environnement. Dans les îles du Pacifique, l'eau douce est rare et les méthodes d'évacuation des déchets qui contaminent l'eau provoquent souvent des maladies intestinales et des infections auriculaires ou ophtalmiques. En Inde, il y a eu en 1994 une petite épidémie de peste bubonique qui a été attribuée à des problèmes d'élimination des déchets solides (Tysmans, 1996).

L'évacuation et le traitement des déchets industriels, toxiques ou dangereux causent aussi de sérieux problèmes. Il est fréquent que les déchets dangereux soient mis en décharges en Asie du Sud et du Sud-Est. Des pays comme le Bangladesh, l'Inde et le Pakistan sont devenus des décharges pour des quantités importantes de déchets dangereux provenant des pays industriels et la pollution liée à ces déchets suscite de plus en plus de protestations.

Un certain nombre d'acteurs sont concernés par la politique nationale de gestion des déchets. Dans les pays comme le Japon, la République de Corée, la Malaisie et la Thaïlande, les services de traitement des déchets ont été privatisés. Cela paraît être un moyen efficace d'améliorer ces services et de créer des emplois. Toutefois, une grande partie des déchets sont produits par des petites entreprises et il est difficile de leur appliquer les méthodes traditionnelles.

Transport et protection de l'environnement à Singapour

Avec une population totale de 4,1 millions d'habitants sur une superficie de 650 km2, Singapour a une très forte densité de population et ne dispose que d'espaces limités pour ses réseaux de transport. Le réseau de transport public, qui combine les autobus, les trains express, et des lignes de transit et des taxis, réalise environ 5 millions des 7 millions de trajets faits chaque jour, à raison de 3 millions par bus, 1 million par voie ferrée et 1 million par taxi.

Singapour a mis en ouvre un système rigoureux de contingentement des véhicules automobiles, le propriétaire d'une automobile devant obtenir un certificat avant de pouvoir l'immatriculer. Cela permet au gouvernement de restreindre l'augmentation du parc automobile. En outre, il existe un système de péage électronique applicable dans certaines zones aux heures de pointe, ce qui encourage les automobilistes à employer les transports publics ou des routes moins chargées. Des centres d'inspection font des contrôles obligatoires des véhicules tous les trois ans et s'assurent que les émissions de polluants ne dépassent pas les limites fixées par le Ministère de l'environnement. En outre, le gouvernement a introduit des incitations fiscales pour encourager l'emploi de véhicules électriques ou hybrides.

Source : Swee Say, 2001.