About UNEP UNEP Offices News Centre Publications Events Awards Milestones UNEP Store
GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
UNEP Website GEO Home Page

La qualité de l’air urbain

L'urbanisation de la Côte d'Azur, 1975-1990

Les cartes illustrent le développement des zones urbaines sur une bande de 10 km de la Côte d'Azur française entre 1975 et 1990. Les deux cartes de gauche montrent quelles sont les zones boisées et agricoles qui ont été urbanisées durant cette période. La carte de droite illustre le résultat final : aujourd'hui quelque 35 % de cette bande sont construits.

Source : Blue Plan, 2001.

Dans toute l'Europe, les transports et la mobilité sont des problèmes de plus en plus préoccupants pour la plupart des villes. Dans les zones urbaines d'Europe occidentale, la moitié des trajets en voiture font moins de 6 km et 10 % font moins de 1 km. Les principales causes de l'augmentation du trafic sont l'augmentation des distances entre les domiciles et les lieux de travail, les centres commerciaux, les établissements d'enseignement et les endroits où se déroulent les activités de loisirs. Ces distances augmentent en raison du fait que les zones d'origine et les zones de destination (zones résidentielles, zones industrielles, zones commerciales, etc.) sont créées de plus en plus loin les unes des autres et sont souvent reliées essentiellement par la route. De plus, en raison de la mondialisation, la concurrence force les gens à travailler ailleurs et à occuper différents emplois à différents moments de la journée. Les solutions autres que le transport individuel par voiture, c'est-à-dire les transports publics, la marche et les pistes cyclables, sont souvent sous-développées ou inadaptées au nouveau tissu urbain (AEE, 2001). Le Danemark et les Pays-Bas font exception car dans ces pays les réseaux de transport par d'autres moyens que la voiture particulière sont bien développés.

Le développement du trafic automobile a des effets importants sur la qualité de l'air urbain, mais son impact a été atténué par la réduction des émissions des principaux polluants atmosphériques des véhicules employés en Europe occidentale. Néanmoins, une grande partie de la population urbaine est encore exposée à une forte pollution atmosphérique, ce qui crée un certain nombre de problèmes de santé publique. D'après les projections, en 2010, 70 % de la population urbaine seront probablement exposés à des pollutions supérieures au seuil admis pour ce qui est des particules en suspension, et la proportion sera de 20 % pour ce qui est du NO2 et de 15 % pour ce qui est du benzène (AEE, 2001).

Le nombre de jours durant lesquels la teneur en NO2 dépasse les limites admises est beaucoup moins élevé dans les villes d'Europe centrale et orientale que dans celles de l'UE et elle est très inférieure à ce qu'autorisent les directives de l'UE. Toutefois, avec l'enrichissement de la population et l'accroissement du parc automobile, depuis quelque temps le smog photochimique, lié aux émissions de NOx, d'hydrocarbures et de monoxyde de carbone, commence à poser des problèmes. L'obligation d'utiliser de l'essence sans plomb et d'installer des pots catalytiques sur les véhicules privés contribue aujourd'hui à améliorer la qualité de l'air urbain dans ces pays.