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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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Les grands problèmes d'environnement

Malgré ces réalisations, la population mondiale, qui a dépassé six milliards et qui continue à augmenter, a besoin de plus en plus de ressources et de services, dont la production engendre souvent de plus en plus de déchets. Dans l'ensemble, les mesures prises n'ont pas été suffisantes pour alléger les pressions résultant d'une part de l'extension de la pauvreté et d'autre part d'une consommation débridée. On a vu dans les sections du chapitre 2 qui précèdent des preuves indiscutables de la poursuite et de l'extension de la dégradation de l'environnement.

  • Récemment, les effets de l'activité humaine sur l'atmosphère se sont considérablement aggravés, et les émissions anhtropiques sont devenues un des plus graves problèmes environnementaux. Les émissions de presque tous les gaz à effet de serre continuent à augmenter.
  • L'ozone de l'air ambiant, les brouillards photochimiques et les poussières sont devenus des risques importants pour la santé publique, déclenchant ou exacerbant des problèmes respiratoires et cardiaques, en particulier chez les sujets vulnérables tels que les enfants, les personnes âgées et les asthmatiques dans les pays développés comme en développement.
  • Une surexploitation d'une grande partie des eaux de surface et des nappes aquifères dont dépendent l'agriculture et l'approvisionnement des ménages a entraîné, dans un nombre croissant de pays, un stress hydrique ou même une pénurie d'eau. Environ 1 200 millions de personnes n'ont pas l'eau potable et 2 400 millions pas d'assainissement. Les conséquences sont notamment la mort de 3 à 5 millions de personnes chaque année par suite de maladies communiquées par l'eau.
  • La diversité biologique de la planète est de plus en plus menacée. Le taux d'extinction des espèces serait en train de s'accélérer. La destruction ou la modification des habitats seraient les principales causes de pertes de diversité biologique, mais l'invasion d'espèces allogènes en serait la deuxième cause.
  • On constate une très nette tendance mondiale à l'intensification de l'exploitation et donc de l'appauvrissement des stocks de poissons sauvages. De nombreuses pêcheries ont ainsi disparu ; d'autres sont menacées par cette surexploitation.
  • La dégradation des sols continue à s'aggraver, en particulier dans les pays en développement où les pauvres sont contraints de s'installer dans des terres de productivité marginale, où les écosystèmes sont fragiles, et dans des zones où la terre est de plus en plus exploitée pour satisfaire les besoins alimentaires et agricoles, sans soutien économique et politique adéquat à l'adoption de pratiques culturales appropriées.
  • Les écosystèmes forestiers subsistants sont de plus en plus dégradés et fragmentés. Depuis 1972, la monoculture forestière extensive s'est implantée dans le monde en développement, mais ces nouveaux arbres ne remplacent pas, dans leur complexité écologique, les forêts naturelles.
  • L'élevage et l'agriculture ont contribué à une forte augmentation de la concentration d'azote réactif dans la biosphère mondiale, contribuant au phénomène d'acidification et d'eutrophisation des écosystèmes.
  • Comme près de la moitié de la population mondiale vit dans les zones urbaines des pays moins développés, les équipements et services municipaux ne permettent pas de satisfaire correctement les besoins des millions de citadins pauvres. La pollution de l'air et la dégradation de la qualité de l'eau dans les villes ont des effets sanitaires, économiques et sociaux majeurs.
  • On constate au cours des 30 dernières années une augmentation de la fréquence et de l'intensité des catastrophes naturelles, qui met en péril de plus en plus de vies humaines, tout particulièrement parmi les pauvres.