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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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Sécurité alimentaire

Sous-alimentation par pays (% de la population sous-alimentée)

Cette carte de la situation mondiale de la sousalimentation illustre la vulnérabilité alimentaire. Les personnes sous-alimentées ne parviennent pas à obtenir toute la nourriture dont elles ont besoin de leur production ou de leurs importations, soit parce que cette nourriture n'est pas disponible, soit parce qu'elle est trop chère.

Source : FAO, 2000.

Une frontière ténue sépare la mise en valeur durable des ressources environnementales pour obtenir les biens et services dont les gens ont besoin, et la surexploitation et la dégradation de ces ressources au point où la vie, la santé ou le bien-être des êtres humains sont menacés et où ils deviennent vulnérables.

La sécurité alimentaire, c'est la possibilité d'obtenir en tout temps, grâce aux ressources locales autres que les aides d'urgence, une alimentation suffisante sur le plan nutritionnel et acceptable sur le plan culturel. Pour cela, il faut à la fois avoir une production vivrière suffisante ou pouvoir importer suffisamment, et garantir aux ménages l'accès à l'alimentation à des conditions économiques acceptables, en tout temps de façon qu'ils puissent mener une vie saine et active (Vyas, 2000). Cette idée va bien audelà de la conception traditionnelle fondée sur la notion de faim : elle correspond à une appréhension systématique des causes de la faim et des carences alimentaires dans une communauté (Umrani et Shah, 1999), tenant compte de la vulnérabilité tant physique qu'économique.

D'après les projections, la disponibilité alimentaire mondiale devrait être suffisante durant les prochaines décennies. Toutefois, les statistiques globales sont parfois trompeuses et ne reflètent pas la situation réelle sur le terrain. Par exemple, la production vivrière par habitant de l'Afrique a légèrement diminué au cours des 30 dernières années et elle a beaucoup diminué dans l'ex-Union soviétique depuis 1990 (PNUD, PNUE, Banque mondiale et WRI, 1998).

L'expansion de l'agriculture consécutive à la Révolution verte a aussi eu un impact sur l'environnement : épuisement des nutriments, salinisation et engorgement des sols, épuisement des eaux souterraines et rejet d'azote dans les cours d'eau (voir encadré).

La sécurité alimentaire : la Révolution verte est-elle épuisée ?

Depuis son accession à l'indépendance jusqu'au milieu des années 70, l'Inde a souffert de pénuries alimentaires. La Révolution verte lancée au milieu des années 60 conjuguait l'emploi de nouvelles semences et d'engrais, une expansion sensible des superficies irriguées, le renforcement des infrastructures et la vulgarisation dans toutes les régions. Il en est résulté un accroissement sans précédent du rendement des principales céréales, telles que le blé et le riz, une baisse des coûts de production et, en conséquence, une baisse des prix qui a permis aux pauvres d'acheter du riz ou du blé. La production de céréales alimentaires est passée de 50,8 millions de tonnes en 1950-51 à 199,3 millions de tonnes en 1996-97. Au milieu des années 70, l'Inde produisait toutes les céréales alimentaires dont elle avait besoin.

Malgré les résultats remarquables obtenus dans les années 80, l'évolution de la croissance de la production globale commence à être très préoccupante. La production de céréales alimentaires a augmenté de 3,43 % par an en moyenne entre 1991-92 et 1996-97, mais l'objectif de 210 millions de tonnes n'a pas été atteint. En 1996-97, la récolte de riz a atteint 81,3 millions de tonnes, soit environ 9 % de moins que l'objectif de 88 millions de tonnes. Il faut comparer ces chiffres à l'augmentation importante de l'utilisation d'engrais et de pesticides. La consommation d'engrais (NPK), qui avait stagné aux alentours de 12 millions de tonnes entre 1990-91 et 1993-94, est montée jusqu'à 14,3 millions de tonnes en 1996-1997.

Source : Planning Commission of India 2001.