About UNEP UNEP Offices News Centre Publications Events Awards Milestones UNEP Store
GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
UNEP Website GEO Home Page

Gouvernance

On entend par gouvernance l'ensemble des actions, des processus, des traditions et des institutions de l'exercice du pouvoir. La notion est le plus souvent associée aux administrations existant au niveau national et aux institutions régionales ou mondiales telles que l'ONU, mais ce n'est pas toujours le cas. Les institutions privées telles que les entreprises et les organisations non gouvernementales jouent également un rôle important dans la gouvernance. Dans tous les cas, les évolutions constatées, qui affectent la participation, la responsabilité financière, la transparence, la corruption et les troubles civils ont une influence déterminante sur la forme que prendra l'avenir.

Bien que les modalités et l'efficacité de la gouvernance diffèrent considérablement de par le monde, on peut dégager diverses tendances. L'une d'elles est la tendance à une plus grande autonomie de l'individu et à la délégation de l'autorité. Cette évolution s'exprime, au niveau personnel, par la place grandissante faite aux « droits » individuels - droits de l'homme, droits des femmes, par exemple. Elle est également perceptible dans la délégation de l'autorité publique à des collectivités locales plus petites et plus nombreuses, et dans les mouvements séparatistes. Le secteur privé, lui aussi, s'oriente vers des organigrammes plus écrasés et vers une plus grande décentralisation des décisions. Partiellement opposée à cette première tendance, une seconde est celle à une plus grande intégration régionale et à une gouvernance mondiale, par des moyens tels que le commerce international et les accords environnementaux internationaux. Une autre encore est la tendance à une plus grande intégration et à la croissance de réseaux dans les institutions privées et publiques et entre celles-ci. On constate ces tendances en partie dans la multiplication des réseaux mondiaux portant sur les politiques publiques et l'émergence d'une société civile qui, de plus en plus, prend part aux décisions publiques prises dans beaucoup de régions.

« Le scénario Politiques d'abord fait l'hypothèse d'un progrès continu vers une plus grande coordination poursuivant une action plus vaste. »

Dans le scénario Marchés d'abord, on fait l'hypothèse que les tendances présentes vont se poursuivre, l'accent étant mis en particulier sur le bon fonctionnement des marchés. Les efforts entrepris sont concentrés sur le développement des institutions internationales qui encouragent le libre fonctionnement des marchés des ressources, des finances et des produits. Dans le scénario Politiques d'abord, une plus grande coordination est prise comme hypothèse, en particulier au niveau de la gouvernance internationale. Cette évolution inclut la mise en place de nouvelles institutions et une plus grande coopération entre le secteur public et le secteur privé. Ces changements qui, notons-le, viennent du sommet, sont déclenchés par les gouvernements, les grandes sociétés ou les grandes organisations non gouvernementales (ONG).

Le scénario Durabilité d'abord fait l'hypothèse que la gouvernance évolue surtout sous l'influence de la base. Sous l'effet du changement des valeurs et tirant parti des évolutions vers une plus grande participation en général, les individus et les organisations locales s'impliquent de plus en plus dans la détermination de l'action à entreprendre, et des organisations plus importantes suivent alors ces initiatives. Les pouvoirs publics continuent à gouverner mais le font d'une façon qui implique un plus large partage du pouvoir.

Comme dans beaucoup d'autres éléments du scénario Sécurité d'abord, on fait l'hypothèse que les tendances concernant la gouvernance diffèrent selon les époques et selon les groupes, plus que dans les autres scénarios. La corruption, une gouvernance inefficace, et les réactions que suscitent l'une et l'autre contribuent à l'effondrement de certaines parties de la société. À mesure que les sociétés se regroupent, la gouvernance parmi les « riches » serait de plus en plus centralisée et autocratique, mais pour l'essentiel efficace. La coordination internationale favorise également la relative stabilité de ces groupes. Parmi les « pauvres », ceux qui n'ont rien, la nature et l'efficacité de la gouvernance sont mitigées.