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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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Quel avenir ?

En 2032, les questions qui se posaient déjà au début du siècle sont toujours sans réponse. Le monde a obtenu de remarquables résultats en matière de modernisation et de croissance économique, offrant à des millions d'hommes de nouvelles possibilités. Pourtant les questions fondamentales de la pérennité et du caractère souhaitable de ce mode de développement sont toujours sans réponse. L'état de l'environnement continue à se dégrader et les pressions exercées sur les ressources demeurent très lourdes, faisant de nouveau se lever les spectres de l'incertitude et du conflit économique. Les tensions sociales menacent la stabilité socioéconomique, du fait que la pauvreté persistante et l'inégalité grandissante, exacerbées par la dégradation de l'environnement, entament la cohésion sociale, déclenchent des mouvements migratoires et affaiblissent la sécurité internationale.

Politiques d'abord
Les gouvernements prennent des initiatives décisives pour tenter d'atteindre les objectifs sociaux et environnementaux fixés. Une action coordonnée pour préserver l'environnement et éliminer la pauvreté équilibre l'élan du développement économique à tout prix. Les avantages et les coûts environnementaux et sociaux sont pris en considération dans les politiques suivies, les cadres réglementaires mis en place et les processus de planification appliqués. Tous ces aspects sont renforcés par des incitations fiscales telles que la taxe sur le carbone et divers dégrèvements. Des traités internationaux facultatifs ou des instruments légalement contraignants prenant pour objet l'environnement et le développement sont intégrés dans des plans d'action unifiés, leur statut en droit est amélioré bien que des dispositions nouvelles soient prévues pour l'organisation de consultations afin de permettre l'intégration de variantes régionales ou locales.

Sur la question de savoir où va le monde, les opinions diffèrent. Selon les indicateurs qui ont la prédilection de l'observateur, on peut montrer que telle ou telle évolution est plausible. Nombreux sont ceux qui estiment que les dysfonctionnements déjà observés dans les systèmes sociaux, environnementaux et écologiques annoncent, à l'avenir, des effondrements plus massifs et plus généralisés. Les mêmes groupes voient avec préoccupation qu'on ne s'efforce guère de développer les institutions qu'il faudrait pour écarter ces périls. D'autres au contraire font valoir qu'on a pu gérer la plupart des crises qui ont éclaté et qu'il n'y a donc pas de raisons de craindre qu'il n'en soit pas de même à l'avenir.

La plupart des gens s'en tiennent à leurs habitudes quotidiennes, laissant ces grandes questions à d'autres. Plus ça change, plus c'est la même chose.

Durant les premières années du siècle, on constate les signes d'un désir nouveau et d'une demande nouvelle de coordination de l'action menée aux niveaux local et mondial, non seulement parmi les gouvernements mais aussi dans l'industrie, parmi les ONG et les associations. Les attaques terroristes contre les États-Unis d'Amérique et les représailles qui ont suivi donnent un caractère d'urgence aux appels lancés à une réforme des politiques pour venir à bout des problèmes économiques, sociaux et environnementaux que beaucoup voient comme cause principale de ces événements.