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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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Les contraintes qui s'exercent sur les populations

Les scénarios comportent des conséquences importantes pour la satisfaction des besoins essentiels qui sont liés à un impact environnemental plus large. À long terme, les changements climatiques mondiaux peuvent avoir un impact prononcé sur la disponibilité locale d'eau douce. Entre-temps, l'accroissement de la population et une activité économique accrue, en particulier dans l'agriculture, font augmenter la demande d'eau douce dans la plupart des scénarios.

Les modifications induites par ces pressions déterminent les zones et les populations qui auront à lutter le plus pour satisfaire leurs besoins. Hormis l'Amérique du Nord et l'Europe, les problèmes iront en augmentant dans tous les scénarios, en même temps que se développera une tendance vers un stress hydrique plus poussé (voir graphiques au-dessous). Des modifications dans l'établissement du prix de l'eau et dans la politique de subventions, et des améliorations techniques peuvent influer considérablement sur la gravité de ces problèmes. L'aptitude à faire face à ceux-ci sera fonction des politiques économiques et sociales mises en oeuvre.

Écosystèmes touchés par l'expansion des infrastructures 2002

Les demandes de ressources vont continuer d'exercer une pression toujours plus forte sur la diversité biologique. L'impact de l'utilisation des terres est associé le plus souvent aux infrastructures existantes. Dans le scénario Marchés d'abord, la diversité biologique sera menacée dans près de 72 % de la superficie des terres d'ici à 2032. La situation est particulièrement délicate en Asie du Sud-Est, dans le bassin du Congo et dans certaines parties de l'Amazonie. Toutefois, cette menace apparaît clairement à travers tous les continents et les écosystèmes terrestres, sauf dans les déserts tropicaux et polaires. Pas moins de 48 % de la superficie sont directement convertis en terres agricoles, plantations ou zones construites, contre 22 % aujourd'hui, ce qui laisse augurer un appauvrissement généralisé de la diversité biologique. Même le scénario Durabilité d'abord prévoit une perte continue de la diversité biologique dans près de 56 % de la superficie des terres d'ici à 2032.

Source : GLOBIO (voir annexe technique).


Évolution de certaines contraintes exercées sur les écosystèmes naturels, 2002 à 2032

Les cartes illustrent l'effet combiné de la perte d'habitat et de qualité. Le scénario Sécurité d'abord prévoit une conversion importante d'espaces naturels en terres cultivées. D'ici à 2032, cette conversion s'opère à grands pas, surtout dans l'hémisphère Sud. Le scénario Marchés d'abord prévoit une forte diminution de la qualité de la nature dans la plupart des régions. Dans certaines régions, des terres agricoles sont mises en friche pour retourner probablement à l'état naturel. Toutefois, sur le plan de la diversité biologique, les terres ainsi converties sont de faible qualité pendant les premières décennies ou plus. Les scénarios Politiques d'abord et Durabilité d'abord présentent des résultats comparables dans l'ensemble pour la période considérée. Mais l'évolution d'ici à 2032 diffère. Dans le scénario Durabilité d'abord, on se dirige vers une forte diminution des contraintes.

Note : Les cartes ci-dessus illustrent l'évolution des pressions de 2002 à 2032, la situation de 2002 étant prise comme référence. Les graphiques à colonnes pour les régions montrent l'évolution de la situation de la diversité biologique en termes absolus. Par exemple, les contraintes augmentent fortement en Australie et en Nouvelle-Zélande en termes relatifs, parce qu'elles sont faibles en 2002. Il en va en sens inverse en Asie occidentale.

Source : IMAGE 2.2 (voir annexe technique).


Population vivant dans des zones où la pénurie d'eau est grave (%)

Lorsque plus de 40 % des ressources hydriques renouvelables d'un bassin hydrographique sont prélevées pour l'usage de l'homme, on considère que ce bassin est soumis à une pression intense.

Source : WaterGAP 2.1 (voir annexe technique).

Légende des
graphiques

Dans les scénarios Marchés d'abord et Sécurité d'abord, le nombre de personnes vivant dans des zones gravement touchées par le stress hydrique augmente en termes absolus et en termes relatifs dans presque toutes les parties du monde. Ces augmentations sont imputables en partie au fait que la population continue de croître dans des zones touchées par la pénurie d'eau et en partie au fait que de nouvelles zones sont fortement touchées par le stress hydrique (notamment de grandes parties de l'Afrique, de l'Amérique du Nord, de l'Amérique latine et de l'Europe). La situation se présente différemment dans les scénarios Politiques d'abord et Durabilité d'abord. Dans la plupart des régions, la zone fortement touchée par le stress hydrique continue d'être plus ou moins constante, voire diminue, en raison de prélèvements d'eau stables ou décroissants, en particulier pour l'irrigation. Cela ne change guère le pourcentage d'ensemble de personnes vivant dans des zones touchées par le stress hydrique d'ici à 2032. Néanmoins, le nombre absolu de personnes vivant dans des régions touchées par le stress hydrique augmente sensiblement dans les pays en développement.

Nombre de personnes vivant dans des zones où la pénurie d'eau est grave (millions de personnes)

Tous ces graphiques indiquent l'impact sur l'ensemble de la région. Le graphique qui se trouve en haut à gauche décrit la situation actuelle et le diamètre des cercles indique l'ampleur de l'impact en 2032 dans le cas des quatre scénarios.

Source : WaterGAP 2.1 (voir annexe technique).

Population sous-alimentée (millions de personnes)

Ces cinq graphiques montrent l'impact total mondial. Le cercle situé en haut à gauche indique la situation actuelle et le diamètre des autres cercles est proportionnel à l'ampleur de l'impact correspondant aux quatre scénarios en 2032.

Source : PoleStar (voir annexe technique).


Population sous-alimentée (%)

Dans le scénario Marchés d'abord, même si le souci de l'équité est relégué à l'arrière-plan, le pourcentage de la population touchée par la pauvreté diminue, tout comme la faim. Mais dans certaines régions, en particulier en Afrique, cette réduction ne compense pas l'accroissement de la population. Une action résolue placée sous le signe de la réalisation d'objectifs sociaux permettrait d'aligner les niveaux de la faim sur les objectifs mondiaux énoncés dans la Déclaration du Millénaire.

Source : PoleStar (voir annexe technique).

De même, l'importance de la demande alimentaire et la capacité de satisfaire celle-ci dans les différents scénarios traduit différentes évolutions de l'offre et de la demande qui peuvent être influencées par la politique sociale, environnementale et économique. Dans le scénario Marchés d'abord, alors même que le pourcentage des personnes souffrant de la faim diminue, le nombre total de personnes touchées change relativement peu et augmente même dans certaines régions, à mesure que la population s'accroît (voir les graphiques). En faisant de la réduction de la faim un objectif clef et en mettant l'accent sur un développement plus équilibré entre les régions, les scénarios Politiques d'abord et Durabilité d'abord contribuent à une réduction sensible tant du pourcentage que du nombre total de personnes touchées. La forte augmentation qu'on note dans la plupart des régions dans le scénario Sécurité d'abord montre qu'un tel scénario n'est pas viable du point de vue de l'acceptabilité sociale.