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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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L'implantation humaine accélère le déboisement

Le risque de la dégradation des sols est lié au couvert forestier. L'avenir des forêts de la région dépend d'un ensemble complexe de facteurs. L'accroissement de la population, notamment l'expansion urbaine dans tous les scénarios et les améliorations économiques dans tous les scénarios également, sauf dans Sécurité d'abord, renforce la demande de terres agricoles aux dépens de la zone forestière. Les efforts déployés pour faire face aux problèmes des mégapoles dans les scénarios Politiques d'abord et Durabilité d'abord contribuent également à la déforestation, qui est encore aggravée par le développement tentaculaire des villes. Dans le scénario Sécurité d'abord, la demande de terre augmente et les pauvres sont repoussés vers des terres de plus en plus marginales.

Légende des
graphiques
Population vivant dans des zones où la pénurie d'eau est grave : Asie et Pacifique (%)

Lorsque plus de 40 % des ressources hydriques renouvelables d'un bassin hydrographique sont prélevées pour l'usage de l'homme, on considère que le bassin est soumis à une pression intense. Sur les 2 milliards 400 millions de personnes dans le monde qui vivent dans des zones où la pénurie d'eau est grave, près de 1 milliard 700 millions vivent en Asie, en particulier en Asie du Sud. Sauf dans les pays plus prospères de la région, la demande d'eau augmente de manière significative, et un nombre croissant de personnes vivent dans des régions où la pénurie d'eau est grave.

Source : WaterGAP 2.1 (voir annexe technique).

Nombre de personnes vivant dans des zones où il y a une pénurie grave d'eau : Asie et Pacifique (millions de personnes)

Tous ces graphiques indiquent l'impact sur l'ensemble de la région. Le graphique qui se trouve en haut à gauche décrit la situation actuelle et le diamètre des autres cercles indique l'ampleur de l'impact en 2032 dans le cas des quatre scénarios.

Source : WaterGAP 2.1 (voir annexe technique).

Ces pressions sont quelque peu amorties par le progrès des techniques culturales, mais les effets diffèrent selon les scénarios. Dans le scénario Marchés d'abord, les progrès peuvent être plus rapides, mais il est probable que la protection de l'environnement ne soit pas le premier objectif visé. Surtout, des facteurs économiques comme la hausse du prix des produits forestiers ligneux et non ligneux, hausse qui est susceptible d'encourager tout à la fois la déforestation et la reforestation, sont contrebalancés par la réduction des subventions qui ont poussé à convertir des forêts et des pâturages en terres agricoles, ainsi que d'autres instruments économiques introduits pour améliorer la conservation. Tous ces facteurs influent sur l'étendue et l'état des forêts restantes. Les instruments du marché jouent le rôle le plus important dans le scénario Marchés d'abord. Dans les scénarios Politiques d'abord et Durabilité d'abord, ces instruments sont complétés par des programmes des pouvoirs publics et des programmes locaux de subvention à la reforestation et d'encouragement à l'agroforesterie, ainsi que par des initiatives visant directement à préserver la diversité biologique.

En dernière analyse, la superficie totale des forêts de la région Asie-Pacifique diminue pendant cette période, avec d'importantes différences selon les sous-régions et les scénarios. C'est en Asie du Sud et du Sud-Est que la diminution est la plus importante. En Asie de l'Est le travail de plantation permet d'augmenter la superficie de la forêt, mais l'étendue totale des forêts naturelles sauvages diminue. En Australie et en Nouvelle-Zélande, ainsi que dans le Pacifique Sud, le reboisement réussit au point de créer de nouvelles forêts au-delà de ce qui est nécessaire pour l'exploitation forestière et d'autres productions.

La pénurie d'eau est un des problèmes les plus débattus actuellement dans la région Asie-Pacifique, sans parler des petits États insulaires du Pacifique, et il continuera d'en être ainsi dans un avenir prévisible (voir graphique à droite). La demande d'eau augmente fortement surtout dans le scénario Marchés d'abord, mais également dans les scénarios Politiques d'abord et Durabilité d'abord, dans lesquels la croissance économique est également soutenue. La tarification de l'eau et une utilisation plus efficace de celle-ci dans l'agriculture, rendue possible par les progrès de la biotechnologie, contribuent à modérer cette croissance. Dans le scénario Marchés d'abord, les prélèvements d'eau augmentent dans tous les secteurs, en particulier dans l'hypothèse de la poursuite de l'extension de la zone irriguée. Dans tous les scénarios, cette augmentation des prélèvements d'eau aboutit à étendre les zones fortement touchées par le stress hydrique en Asie du Sud et du Sud-Est et davantage de personnes en sont touchées à travers toute la région. Dans le scénario Sécurité d'abord, une croissance économique plus lente dans de nombreuses sous-régions et l'arrêt de l'extension de la zone irriguée contribuent à freiner l'augmentation d'ensemble de la demande et ce, en l'absence de tout effort significatif axé sur une plus grande efficacité.

Légende des
graphiques

Dans les scénarios Politiques d'abord et Durabilité d'abord, grâce à des politiques efficaces, à des modifications du mode de vie, à un renforcement de la coopération régionale et au transfert de technologie, les prélèvements d'eau demeurent à leur niveau actuel ou diminuent même dans presque tout le reste de l'Asie. Toutefois, l'accroissement de la population se poursuivant, le nombre de personnes vivant dans des zones où il y une pénurie grave d'eau continue d'augmenter dans toute l'Asie.

Les zones urbaines, en particulier les mégapoles en pleine expansion de l'Asie du Sud, du Sud-Est et de l'Est, sont aux prises non seulement avec le stress hydrique, mais avec bien d'autres problèmes, dont les pressions provenant de l'utilisation des sols, la pollution atmosphérique et la pollution des eaux, ainsi que l'accumulation des déchets solides. Tous ces problémes sont liés à l'accroissement rapide de la population, sous l'effet de l'accroissement naturel et de l'exode rural, et à l'essor de l'activité économique. L'évolution de la pollution atmosphérique locale et régionale est en étroite corrélation avec les choix en matière de production d'énergie. Si le charbon continue de dominer, comme ce sera probablement le cas dans le scénario Sécurité d'abord où les échanges sont réduits ou dans le scénario Marchés d'abord où le coût est la considération dominante, la pollution atmosphérique locale tend à s'aggraver considérablement.

Émissions d'oxydes d'azote liées à la consommation d'énergie : Asie est Pacifique (millions de tonnes d'azote)

Les émissions d'oxydes d'azote augmentent rapidement avec l'augmentation du nombre de voitures, et ce, même dans le scénario Politiques d'abord. L'augmentation la plus forte des émissions devrait se produire en Asie du Sud parallèlement à la forte augmentation du nombre de véhicules.

Source : AIM (voir annexe technique).

Émissions de dioxyde de soufre liées à la consommation d'énergie : Asie et Pacifique (millions de tonnes de soufre)

Dans le scénario Sécurité d'abord, les émissions de dioxyde de soufre augmentent le plus rapidement, car on investit peu dans la réduction des émissions. Dans les autres scénarios, surtout les scénarios Politiques d'abord et Durabilité d'abord, l'augmentation des émissions de SO2 est moindre, car on prend des mesures pour éviter une grave pollution atmosphérique. Dans certaines sous-régions, les émissions passent en dessous des niveaux de 2002.

Source : AIM (voir annexe technique).

Émissions de dioxyde de carbone liées à la consommation d'énergie : Asie et Pacifique (millions de tonnes de carbone)

Dans les différents scénarios, on note dans toute la région des tendances analogues, qui reflètent l'état des techniques et les modes de vie.

Source : AIM (voir annexe technique).

Production de déchets solides dans les villes : Asie et Pacifique (année de base 1995 = 1)

Le total des déchets municipaux devrait augmenter de plus de 150 % d'ici à 2032 en Asie du Sud, en Asie du Sud-Est et en Asie centrale dans le scénario Marchés d'abord. Pareille production de déchets est en corrélation étroite avec le niveau de revenu et de la taille de la population.

Source : AIM (voir annexe technique).

L'augmentation est la plus évidente dans le scénario Sécurité d'abord, en l'absence d'efforts significatifs pour réglementer les émissions de dioxyde de soufre provenant de sources fixes et d'oxydes d'azote provenant de sources tant fixes que mobiles (voir graphiques au-dessus). Dans le scénario Politiques d'abord, l'élaboration et l'application d'une réglementation imposant des combustibles et des utilisations des combustibles moins polluants, une technologie plus propre et des normes d'émissions plus contraignantes contribuent à maîtriser ces tendances. Dans le scénario Durabilité d'abord, une action plus résolue en matière de décentralisation parallèlement à des cités satellites dispersées allège les pressions. Si on ajoute à cela un meilleur aménagement du territoire et une meilleure gestion des systèmes urbains, on améliore la coordination de la croissance, la répartition géographique des industries propres, les services, la gestion des flux de pollution et la conception des logements.

Éxpansion des zones construites : Asie et Pacifique (% de la superficie totale)

Les zones construites s'étendent en raison de l'accroissement de la population et de l'augmentation de la surface construite par habitant. En Asie, cette dernière valeur est une des plus faibles du monde ; toutefois, la croissance des revenus et l'extension des infrastructures aidant, l'empreinte de chaque personne, calculée en terre construite, augmente au fil des scénarios

Source : PoleStar (voir annexe technique).

Dans les scénarios Politiques d'abord et Durabilité d'abord, ces politiques contribuent à amortir les effets négatifs, mais une croissance économique plus forte rend la protection de l'environnement difficile. Dans tous les scénarios, la superficie des zones construites augmente de manière significative dans toute la région (voir graphique à droite).

De même, dans la plupart des scénarios, les émissions de CO2 et la production de déchets solides (voir au-dessus) augmentent. Les normes d'émission, qui sont faibles ou absentes dans le scénario Sécurité d'abord, contribuent à limiter l'augmentation des polluants atmosphériques dans les autres scénarios, surtout dans le scénario Politiques d'abord. Dans le scénario Marchés d'abord, les émissions de CO2 augmentent plus rapidement en raison d'une forte croissance économique. Dans le scénario Politiques d'abord, on introduit des techniques de pointe pour réduire les émissions de CO2. Dans le scénario Durabilité d'abord, l'abandon d'un mode de vie conventionnel au profit d'un mode de vie durable permet d'atténuer les émissions de CO2. Par contre, dans le scénario Sécurité d'abord, on s'en tient à des techniques à faible rendement énergétique et les émissions de CO2 augmentent plus rapidement partout, sauf en Asie centrale où le faible niveau de l'activité économique atténue les émissions de CO2 par rapport au scénario Marchés d'abord. Dans le scénario Durabilité d'abord, le changement des modes de vie se traduit également par une diminution de la production de déchets solides.