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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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Refonte et partage des attributions

L'interaction créative d'individus et de groupes restreints fournit souvent des solutions efficaces permettant de gérer des situations complexes et variables. Il ne faut pas négliger la capacité locale d'intervention et d'adaptation. Pareille approche peut s'appliquer à différents niveaux et joue un rôle important en matière de gestion de l'environnement et révèle la nécessité de revoir la distribution des rôles et des responsabilités.

Le transfert de certaines responsabilités par le biais de la subsidiarité et de la décentralisation apparaît de plus en plus clairement comme un moyen efficace de garantir que l'élaboration et l'exécution des politiques soient davantage actualisées. À bien des égards, la responsabilité de la santé et de la sécurité environnementale et sociale se situe au niveau local ou municipal, qui joue un rôle essentiel en matière d'atténuation de la pauvreté, d'amélioration de l'environnement local et de mise en place d'un système d'alerte rapide sur des questions importantes ou appelées à le devenir sur les plans national et international. Pour que la dévolution du pouvoir à ce niveau-là soit efficace, il faut instaurer des systèmes de gestion participative environnementale, recenser toutes les parties prenantes et s'assurer qu'elles se trouvent « autour du tapis vert ». Dans les pays en développement en particulier, le fait d'encourager la participation à la prise de décisions en matière d'environnement et d'utilisation des ressources, de montrer aux parties prenantes qu'elles ont un rôle important à jouer, contribuera à désarmer les soupçons mutuels et à permettre aux grands groupes de participer sur un pied d'égalité à la gestion de l'environnement qu'ils ont en partage.

Propositions d'action
Participation à la gestion
  • Élaborer des partenariats stratégiques entre les gouvernements, les collectivités, le secteur privé et les ONG, en particulier s'agissant des activités de conseil, d'exécution et de financement, avec des responsabilités clairement définies pour les participants ;
  • Encourager et fournir des occasions pour l'industrie et le secteur privé de contribuer au développement et à l'exécution de programmes de développement durable ;
  • Donner à la société civile un rôle plus central dans la gestion de l'environnement, en supprimant les obstacles systémiques à la participation, en particulier des femmes, des populations autochtones et des jeunes, et en prêtant attention au savoir et aux stratégies de survie des populations autochtones ;
  • Améliorer les mécanismes institutionnels de participation pour les acteurs de la société civile et du secteur privé ;
  • Avaliser officiellement certaines pratiques locales de gestion communautaire des ressources et faire participer les collectivités au cadre national juridique et réglementaire ;
  • Intéresser les habitants à la protection de l'environnement en leur montrant les enjeux par des lois et des règlements qui définissent les droits fonciers individuels ou collectifs et le statut d'occupation ;
  • Attribuer des responsabilités communes mais différenciées à tous les participants.