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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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L'état de l'environnement et les politiques suivies, 1972-2002

Zones protégées : Afrique

Note : Le nombre de zones protégés se fonde sur les zones appartenant aux catégories I à VI de l'UICN.

Aperçu régional : Afrique
De plus en plus de pays africains connaissent une pénurie d'eau et un stress hydrique, ainsi qu'une dégradation des sols, les principaux problèmes environnementaux dans la région. Les coûts de plus en plus lourds du traitement de l'eau, des importations alimentaires, du traitement médical et des mesures de conservation des sols accroissent la vulnérabilité et l'insécurité sanitaire, mais également prélèvent un énorme tribut dans les ressources économiques des pays africains. L'expansion de l'agriculture dans les zones marginales, grâce au défrichement d'habitats naturels tels que les forêts et les terres humides, est un des principaux facteurs de la dégradation des sols. La perte des ressources biologiques se traduit par une réduction du potentiel économique et des options de développement commercial à l'avenir. Ces évolutions défavorables, cependant, sont en partie compensées par les bons résultats obtenus par l'Afrique en matière de conservation de la faune et de la flore sauvages, et notamment la création d'un réseau désormais bien établi de zones protégées et l'engagement de la région en faveur des accords multilatéraux sur l'environnement. Les pays africains participent aussi à de nombreuses initiatives et de nombreux programmes sous-régionaux. On peut citer notamment la conclusion en1968 de la Convention africaine sur la conservation de la nature et de ses ressources (actuellement en cours de révision) et la Convention de Bamako de 1991 sur l'interdiction d'importer des déchets dangereux et le contrôle de leurs mouvements transfrontières en Afrique.

Production annuelle de l'aquaculture par habitant (kg) : Asie et Pacifique
Source : Donnés établies d'après Fishstat, 2001, et des travaux de la Division de la population du Secrétariat de l'ONU, 2001.
Aperçu régional : Asie et Pacifique
La surpopulation, la pauvreté, la non-application des mesures officielles ont encore aggravé le problème de l'environnement dans beaucoup de régions du monde. Les ressources biologiques ont depuis longtemps une grande importance pour la subsistance des hommes et sont de plus en plus exploitées pour le commerce. Trois quarts environ des cas connus ou soupçonnés d'extinction d'espèces concernent, dans la région, les îles isolées. Les zones protégées représentent 5 % seulement de la superficie totale, comparé à la valeur de référence de l'UICN, soit 10 %. Le déversement d'eaux usées et autres déchets a profondément contaminé les eaux douces. La sédimentation dans les fleuves et les retenues d'eau causées par la déforestation à grande échelle ont également entraîné de lourdes pertes économiques. L'urbanisation, l'industrialisation et le tourisme, associés à l'augmentation de la population, ont dégradé de nombreuses zones côtières. Plus de 60 % des zones de palétuviers de l'Asie ont été converties en exploitations d'aquaculture. La pollution de l'air atteint dans certaines villes des niveaux qui sont les plus élevés au monde. Alors que les tendances de l'environnement ont le plus souvent été négatives, des améliorations ont été constatées : meilleure administration publique, prise de conscience des problèmes de l'environnement et participation accrue du public, et sensibilisation de l'industrie aux problèmes de l'environnement.

Les émissions de SO2 dans les pays membres de l'EMEP (millions de tonnes/an)

Au cours de la période 1980-1998, les émissions de SO2 dans les pays membres du Programme concerté de surveillance continue et d'évaluation du transport à longue distance des polluants atmosphériques en Europe (EMEP) ont été réduites de 56 %.

Source : Vestreng et Støren 2000.

Aperçu régional : Europe
L'état de l'environnement est mitigé : on constate des améliorations sensibles en 30 ans (moindre pollution de l'air, par exemple); l'état de la diversité biologique et des forêts n'a guère changé; mais les eaux douces et certaines zones marines et côtières se sont fortement dégradées. Au cours des années 90, l'atmosphère s'était notablement améliorée en Europe. Des efforts accrus pour sauvegarder les zones naturelles et la diversité biologique pourraient marquer un tournant dans la protection des espèces. L'eau douce est inégalement répartie, certaines régions du sud, de l'ouest et du sud-est de l'Europe souffrent d'un stress hydrique très sensible. Les zones côtières et marines se sont sensiblement dégradées en Europe du sud et de l'ouest et le long de la Méditerranée. Dans l'ensemble, on constate une amélioration de l'environnement en Europe de l'ouest et une détérioration fréquente mais non universelle en Europe centrale et orientale, et des signes récents d'une convalescence générale de l'environnement dans beaucoup de pays. L'adoption par l'Union européenne de politiques de l'environnement vigoureuses laisse augurer une poursuite de ces progrès.

Population urbaine (pourcentage du total) : Amérique latine et Caraïbes

Le graphique montre que la région est très urbanisée, notamment dans le cas de l'Amérique du Sud.

Source : D'après la Division de la population du secrétariat de l'ONU, 2001.

Aperçu régional : Amérique latine et Caraïbes
La dégradation de l'environnement en Amérique latine et dans les Caraïbes a augmenté au cours des 30 dernières années. Les principales pressions qui pèsent sur l'environnement et les ressources naturelles sont l'augmentation de la population, l'augmentation de l'inégalité des revenus, l'insuffisance de la planification surtout dans les zones urbaines, et la forte dépendance de l'économie de beaucoup de pays à l'égard de l'exploitation des ressources naturelles. Plus de 300 millions d'hectares de terres ont ainsi été dégradés et près de 30 % des récifs coralliens des Caraïbes sont considérés comme en danger. Sur plus de 400 millions d'hectares de forêt naturelle perdus dans le monde au cours des 30 dernières années, plus de 40 % l'ont été dans cette région. Les problèmes de l'environnement urbain, en particulier la pollution de l'air, la contamination de l'eau et la mauvaise évacuation des déchets ont de graves conséquences pour la santé des habitants des villes, soit actuellement 75 % de la population de la région. La fréquence et l'intensité accrue des catastrophes naturelles qui peuvent être liées aux changements climatiques, se traduisent par un coût humain et financier élevé. Les couches les plus pauvres de la population, en particulier dans les villes, sont les plus vulnérables à de telles catastrophes.

Zones de préoccupations dans la région des Grands Lacs

En 1987, des plans d'action de redressement ont été développé pour la réhabilitation de 43 zones de souci dans la région des Grands Lacs du Canada et des États-Unis.

Source : EC 2000.

Aperçu régional : Amérique du Nord
L'Amérique du Nord est le principal consommateur de ressources naturelles et le plus gros producteur de déchets, et l'impact par habitant sur l'environnement mondial est plus important que dans toute autre région du monde. La conservation des ressources en Amérique du Nord a obtenu moins de succès que la lutte contre la pollution, et la consommation par habitant a régulièrement augmenté depuis 1972. On observe pourtant des progrès sensibles dans la lutte contre certaines pollutions de l'air et de l'eau et une poursuite de la tendance à créer des zones protégées. Durant les années 90, le libre-échange a renforcé les liens économiques entre le Canada et les États-Unis. En même temps, la dégradation de l'environnement, dans la région, a amené à reconnaître la nature interdépendante des écosystèmes par delà les frontières. Les deux pays ont renforcé leur coopération pour lutter contre la pollution transfrontière, convenant de contrôler plus rigoureusement les émissions d'oxydes d'azote, par exemple. Les deux pays ont également entrepris de mieux conserver les zones humides de l'Amérique du Nord, où vivent des oiseaux aquatiques et autres espèces migratrices. Avec la libéralisation des échanges, l'impact de l'introduction d'espèces exotiques sur la diversité biologique est devenu préoccupant.

Dégradation des terres en Asie occidentale : étendue et causes (%)

Les graphiques ci-contre montrent l'étendue (en pourcentage de la surface totale) et les causes (en pourcentage de la dégradation totale) dans la région et les deux sous-régions. On notera la prévalence de l'érosion éolienne.

Source : Données établies à partir de Marcoux, 1996.

Aperçu régional : Asie occidentale
La conservation et la protection des ressources en eau douce est une priorité absolue, en particulier dans la péninsule Arabique, où la pénurie d'eau est compensée principalement par l'exploitation des eaux souterraines. Les pays adoptent des politiques de l'eau pour gérer cette pénurie en augmentant à la fois l'offre et la conservation de l'eau, et en introduisant des moyens d'irrigation plus efficaces. La dégradation des terres et la sécurité alimentaire demeurent des questions essentielles qui retentissent sur l'environnement. Les mers de la région comptent certains des itinéraires maritimes les plus actifs au monde, ce qui rend l'environnement marin vulnérable à de graves incidents de pollution, comme les rejets d'hydrocarbures. La production par habitant de déchets dangereux est parmi les plus élevées au monde en raison des types d'industrie existant dans la région. La pollution atmosphérique due aux centrales thermiques, aux usines de dessalement et aux installations industrielles est également préoccupante.

Le trou d'ozone antarctique bat un nouveau record

En septembre 2000, le trou d'ozone a atteint une dimension record, soit 28,3 millions de kilomètres carrés, ou trois fois la superficie des États-Unis. Le bleu foncé indique les zones où l'appauvrissement de la couche d'ozone atteint des niveaux élevés.

Source : NASA, 2001.

Aperçu régional : régions polaires
Dans les régions polaires, les principaux problèmes d'environnement sont l'épuisement de la couche d'ozone stratosphérique, le transport de polluants atmosphériques à longue distance, le réchauffement lié au changement climatique mondial, la diminution de la population de plusieurs espèces d'oiseaux, de mammifères et de poissons, et la pollution des grands fleuves. Dans l'Arctique, les concentrations moyennes annuelles d'ozone durant les années 90 ont diminué de 10 % par rapport à la fin des années 70, augmentant le risque de cécité due à la neige et de coups de soleil. Le changement climatique risque d'avoir des effets plus graves dans les régions polaires que dans les autres régions. Les activités humaines sont les principales menaces qui pèsent sur la diversité biologique de l'Arctique. La tendance au réchauffement réduit l'étendue des glaces, qui sont les habitats d'espèces telles que l'ours blanc et le morse. Dans l'Antarctique, la chasse au phoque et à la baleine a réduit la population de ces espèces dans l'océan Austral. L'eutrophisation est un problème apparu récemment dans plusieurs lacs en Scandinavie. L'une des principales évolutions, dans l'Arctique, est l'opposition du public à la construction de barrages, en particulier dans les pays nordiques. Par exemple, en 2001, l'Agence islandaise de planification a rejeté des plans prévoyant la construction d'une centrale hydroélectrique qui aurait entraîné la construction de retenues sur deux des trois principaux fleuves alimentés par le glacier le plus vaste d'Europe, et aurait détruit de vastes zones encore sauvages.