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Aux premières années du troisième millénaire, les progrès scientifiques
continuent à poser des problèmes éthiques et environnementaux. Une percée
scientifique dont l'impact sur l'humanité, et en fin de compte sur l'environnement,
demeure incertaine, réside dans le séquençage du génome humain. Les avantages
qui sont attendus de cette entreprise sont une meilleure compréhension
des causes profondes de plusieurs milliers de maladies génétiques et la
prévision de la probabilité de leur occurrence chez un individu donné.
L'information génétique pourrait également être utilisée pour prédire
la vulnérabilité à divers agents industriels et environnementaux. Si les
mauvais usages possibles de cette technique et la perte de confidentialité
donnent lieu à certaines préoccupations, les nombreuses ramifications
du séquençage du génome humain ne seront comprises que quand la science
et la technologie permettront, ensemble, de futures applications de ce
nouvel instrument (Human Genome Project, 1996).
| Les coûts du réchauffement de la planète |
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Un rapport de la Société Munichoise de réassurance, qui participe
à l'initiative du PNUE concernant les services financiers, a chiffré
les conséquences financières potentielles des prédictions du GIEC
:
- Les pertes dues à des cyclones tropicaux plus fréquents, les
pertes de terre du fait de l'élévation du niveau de la mer et
les dégâts causés aux stocks de poissons, à l'agriculture et aux
adductions d'eau pourraient se monter à plus de 300 milliards
de dollars par an.
- À l'échelle mondiale, c'est dans le secteur de l'énergie que
les pertes seront les plus fortes. Le secteur de l'eau se trouverait
face, chaque année, à un surcoût chiffré en 2050 à 47 milliards
de dollars. L'agriculture et la forêt pourraient ensemble perdre
42 milliards de dollars par an du fait des sécheresses, des inondations
et des incendies, si les niveaux de dioxyde de carbone atteignaient
le double des concentrations d'avant l'ère industrielle.
- Les ouvrages de protection contre les inondations, qui assurent
la protection des quartiers résidentiels, des usines et des centrales
thermiques contre une élévation du niveau de la mer et contre
les débordements dus aux tempêtes pourraient coûter chaque année
1 milliard de dollars.
- Les pertes d'écosystèmes, notamment des zones de mangroves,
des récifs coralliens et des lagunes littorales se monteraient
à plus de 70 milliards de dollars en 2050.
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| Bertz, 2001 |
L'utilisation accrue d'organismes génétiquement modifiés (OGM) donne
également lieu à des controverses.
La rapidité des mutations des micro-organismes et des virus, associée
à l'augmentation des transports, risque de réserver de mauvaises surprises
à l'avenir. Le phénomène, décrit dans le rapport GEO-2000 (PNUE,
1999) est illustré par la découverte de l'encéphalite spongiforme bovine
(maladie de la vache folle) au Royaume-Uni et dans d'autres régions d'Europe,
et aussi, de façon encore plus spectaculaire, par la propagation de la
fièvre aphteuse au Royaume-Uni.
Les effets de l'augmentation des déplacements du bétail et de son fourrage
à travers les frontières ont intensifié la propagation de ces maladies
; il a fallu détruire d'innombrables animaux de ferme ; les risques de
transmission aux populations animales sauvages, ou à partir de celles-ci,
sont préoccupants. Alors que les épidémies de fièvre aphteuse ne sont
pas rares dans beaucoup de pays en développement, ce sont les pays industrialisés
qui en ont ressenti le plus les effets. La maladie est rarement mortelle,
mais elle fragilise les animaux et réduit leur productivité. Dans les
systèmes intensifs d'agriculture industrielle, où les marges de profit
sont faibles du fait de la surproduction, l'impact économique des épizooties
est difficile à supporter.
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