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Cinq zones considérées comme des points chauds en matière
de diversité biologique (c'est-à-dire des zones qui sont particulièrement
riches en espèces et qui sont aussi particulièrement menacées) se trouvent
dans la région africaine (Mittermeier et autres, 2000). Il s'agit des
îles de l'ouest de l'océan Indien, de la région florale du Cap, du Succulent
Karroo (qui est le désert le plus riche en espèces du monde), de la forêt
de Haute-Guinée et des forêts de montagne de l'Arc oriental en Afrique
de l'Est.
Une partie du point chaud du bassin méditerranéen, qui
abrite quelque 25 000 espèces de plantes et 14 genres endémiques, se trouve
également en Afrique (Quézel et autres, 1999). Le continent possède plusieurs
autres zones très importantes pour la diversité biologique : les hauts
plateaux d'Éthiopie, les forêts du Fossé d'effondrement du lac Albert
au Burundi, dans l'est du Congo, au Rwanda et dans des parties adjacentes
du Kenya et de l'Ouganda ; l'escarpement occidental de l'Angola, et les
terres boisées miombo à l'intérieur de l'Afrique australe (Mittermeier
et autres, 2000).
Depuis une trentaine d'années, la perte et la dégradation
des habitats sont un problème majeur dans toute l'Afrique et en particulier
dans les zones arides. Dans les zones humides, le commerce de viande de
gibier a eu aussi un impact majeur sur la diversité biologique. Les ressources
liées à la diversité biologique sont très exploitées à des fins de subsistance
ou à des fins commerciales. Par exemple, quelque 70 % des espèces de plantes
sauvages qui poussent en Afrique du Nord sont employées comme sources
traditionnelles d'aliments, d'aliments fourragers, de médicaments et de
produits forestiers, et la moitié d'entre elles ont plus d'une utilisation
(Ucko et Dimbleby, 1969 ; UNESCO et UCO, 1998 ; WWF et UICN, 1994). La
richesse et la diversité des écosystèmes africains sont aussi l'assise
d'une industrie touristique florissante, qui constitue une importante
source de recettes en devises pour de nombreux pays. Par exemple, les
ressources naturelles de l'Afrique australe ont attiré plus de 9 millions
de visiteurs en 1997, qui ont rapporté au total 4,1 milliards de dollars
(SADC, 2000).
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