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À l'heure actuelle, seuls 5 % de la superficie terrestre de l'Europe
sont désignés zones protégées (voir graphique). Les principaux instruments
qui régissent la protection des habitats sont Agenda 2000, Natura 2000,
le réseau Émeraude et le Réseau écologique paneuropéen. Au moyen de ces
instruments, on prévoit de créer un réseau écologique cohérent, à l'échelle
européenne, d'habitats naturels et semi-naturels, et de mettre en place
ou de rétablir des couloirs liant les zones protégées dans toute la région.
Agenda 2000 est un programme d'action conçu pour renforcer
les politiques de l'UE. Il vise notamment à promouvoir de nouvelles interactions
entre les zones rurales et la diversité biologique, au moyen de mesures
agro-environnementales, de fonds structurels, de mesures d'aide aux zones
défavorisées, de mesures de reforestation, etc.
Dans l'UE, le réseau Natura 2000 (Hoffmann, 2000) devrait devenir opérationnel
d'ici quelques années et plus de 10 % du territoire de l'UE seraient désignés
zones de conservation de la nature. Pour les pays non membres de l'UE,
un programme moins contraignant (le réseau Émeraude) a été créé récemment
dans le cadre de la Convention de Berne. Quelques pays d'Europe orientale
ont déjà créé leurs propres réseaux Natura 2000.
Ces initiatives sont des éléments essentiels de la contribution de l'Europe
à la mise en ouvre de la CDB. La stratégie de l'UE vise à compléter les
initiatives de défense de la diversité biologique à l'échelon national
par un ensemble de plans d'action visant à intégrer la préservation de
la diversité biologique dans d'autres politiques et programmes sectoriels.
De même, une grande partie des autres pays d'Europe sont en train d'élaborer
des plans d'action nationaux pour préserver la diversité biologique.
Les pays d'Europe centrale et orientale possèdent encore de nombreux
paysages et écosystèmes bien préservés, ainsi que des espèces qui sont
rares ou ont déjà disparu en Europe occidentale. La plupart des zones
protégées de ces pays ont été désignées à la fin des années 70 et sont
souvent entourées d'importantes zones tampons et reliées par des couloirs
d'habitats. Toutefois, la transition économique exerce des pressions sur
le système de protection de la nature car les ressources financières des
États ont diminué, et ce réseau est aujourd'hui menacé (voir encadré).
| L'aide financière à l'appui de la diversité
biologique en Europe centrale et orientale |
| La transition économique en Europe orientale a entraîné un assèchement
des fonds destinés à la protection de la diversité biologique. En
Bulgarie par exemple, les ressources nationales se sont effondrées
au milieu des années 90 et aujourd'hui jusqu'à 90 % du financement
de la diversité biologique proviennent de sources extérieures, soit
de l'UE soit de donateurs bilatéraux, les Pays-Bas fournissant à eux
seuls 4 à 6 millions d'euros ; l'Allemagne et la Suisse apportent
aussi des contributions importantes. Toutefois, l'aide extérieure
dépasse rarement 10 à 15 % des besoins. Certains parcs très fréquentés
d'Europe centrale sont en partie financés par des droits d'entrée,
mais ceux-ci ne peuvent jamais couvrir plus de 50 % des frais d'entretien
(OCDE, 1999). |
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