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Les zones de pêche de l'Asie occidentale sont diverses
et continuent à fournir à la fois des protéines et des recettes. Cependant,
les prises de poissons par habitant ont diminué lentement, en raison de
conditions climatiques et écologiques peu propices et en raison de pratiques
de pêche non viables à terme (voir graphique). Les signes les plus visibles
de dégradation sont la surexploitation et la perte des zones de production
de crevettes. En outre, des hécatombes de poissons sont souvent constatées
sur les côtes du Golfe et de la mer d'Oman (ROPME, 2000). La réglementation
de la pêche est inexistante ou mal appliquée, en particulier dans le Machrek,
et la coopération régionale pour l'amélioration de la gestion de la pêche
est encore peu avancée. Cependant, plusieurs mesures, notamment l'introduction
de licences, de limitations quant au matériel utilisé et aux zones exploitées,
mais aussi quant à la durée de la campagne de pêche et l'interdiction
de certaines zones, ont récemment été appliquées dans les pays du CCG.
Plusieurs pays ont pris des mesures pour compléter les protéines du poisson
par l'aquaculture ou par l'importation. Comme l'aquaculture devrait progresser
dans les deux sous-régions, il faudra prendre des mesures pour prévenir
l'introduction accidentelle d'espèces allogènes dans les populations sauvages,
ce qui aurait des répercussions sur les écosystèmes côtiers et marins.
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