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Dans toute l'Europe, les transports et la mobilité
sont des problèmes de plus en plus préoccupants pour la plupart des villes.
Dans les zones urbaines d'Europe occidentale, la moitié des trajets en
voiture font moins de 6 km et 10 % font moins de 1 km. Les principales
causes de l'augmentation du trafic sont l'augmentation des distances entre
les domiciles et les lieux de travail, les centres commerciaux, les établissements
d'enseignement et les endroits où se déroulent les activités de loisirs.
Ces distances augmentent en raison du fait que les zones d'origine et
les zones de destination (zones résidentielles, zones industrielles, zones
commerciales, etc.) sont créées de plus en plus loin les unes des autres
et sont souvent reliées essentiellement par la route. De plus, en raison
de la mondialisation, la concurrence force les gens à travailler ailleurs
et à occuper différents emplois à différents moments de la journée. Les
solutions autres que le transport individuel par voiture, c'est-à-dire
les transports publics, la marche et les pistes cyclables, sont souvent
sous-développées ou inadaptées au nouveau tissu urbain (AEE, 2001). Le
Danemark et les Pays-Bas font exception car dans ces pays les réseaux
de transport par d'autres moyens que la voiture particulière sont bien
développés.
Le développement du trafic automobile a des effets importants sur la
qualité de l'air urbain, mais son impact a été atténué par la réduction
des émissions des principaux polluants atmosphériques des véhicules employés
en Europe occidentale. Néanmoins, une grande partie de la population urbaine
est encore exposée à une forte pollution atmosphérique, ce qui crée un
certain nombre de problèmes de santé publique. D'après les projections,
en 2010, 70 % de la population urbaine seront probablement exposés à des
pollutions supérieures au seuil admis pour ce qui est des particules en
suspension, et la proportion sera de 20 % pour ce qui est du NO2 et de
15 % pour ce qui est du benzène (AEE, 2001).
Le nombre de jours durant lesquels la teneur en NO2 dépasse
les limites admises est beaucoup moins élevé dans les villes d'Europe
centrale et orientale que dans celles de l'UE et elle est très inférieure
à ce qu'autorisent les directives de l'UE. Toutefois, avec l'enrichissement
de la population et l'accroissement du parc automobile, depuis quelque
temps le smog photochimique, lié aux émissions de NOx, d'hydrocarbures
et de monoxyde de carbone, commence à poser des problèmes. L'obligation
d'utiliser de l'essence sans plomb et d'installer des pots catalytiques
sur les véhicules privés contribue aujourd'hui à améliorer la qualité
de l'air urbain dans ces pays.
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