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Les premiers efforts faits pour résoudre les problèmes bien précis qui
découlent de la biotechnologie et du transfert des gènes, et notamment
le Protocole de Cartagena sur la sécurité biologique, ont posé les conditions
de l'adoption d'un régime réglementaire du développement des biotechnologies
et de leur utilisation, pour s'assurer que « la diversité biologique de
la planète (y compris des systèmes humains) puisse coexister avec cette
puissante technologie » (PNUE, 2000). Ces efforts amènent, au début des
années 2010, la création d'un nouvel organe réglementaire international,
inspiré de l'Agence internationale de l'énergie atomique, mais doté de
pouvoirs plus grands.
Malgré ces problèmes, les indices d'un changement positif renforcent
la volonté de faire en sorte que les objectifs convenus soient bien atteints.
Les réactions initiales des institutions améliorent leur légitimité et
rehaussent leur stature. Des événements tels que le 75e anniversaire de
l'ONU et de la Banque mondiale, le 50e anniversaire du PNUE, offrent des
occasions de célébrer les progrès en cours d'accomplissement, mais aussi
de reconnaître les difficultés qui demeurent et de réaffirmer la nécessité
de poursuivre l'action entreprise.
La population continue à augmenter, et avec la croissance économique,
l'augmentation de la demande qui en résulte continue à l'emporter sur
les nombreuses petites améliorations de la production durable. Des conflits
régionaux, souvent portant sur des ressources contestées, persistent dans
plusieurs régions du monde, causant directement des dégâts sociaux et
environnementaux et détournant d'autres priorités des ressources qui demeurent
rares. Et les cyclones tropicaux, les sécheresses, les inondations, les
feux de brousse, les séismes, les rejets de produits chimiques et autres
accidents industriels rappellent à la société que les systèmes naturels
et technologiques ne fonctionnent pas toujours conformément aux prévisions.
Nombreux sont ceux qui mettent quelque temps à accepter l'idée d'une
politique mondiale du développement durable. En outre, la voie suivie
a signifié l'adoption d'une démarche fortement technocratique et n'a pas
engendré de modifications larges des attitudes et des comportements fondamentaux.
Cela fait que certaines politiques ne peuvent être adoptées ou qu'elles
sont moins efficaces que ce qu'on pouvait supposer.
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