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Avec l'expansion des réseaux mondiaux de politiques publiques, les gouvernements,
en particulier au niveau national, s'efforcent souvent d'être à la hauteur
de ce qui se passe dans d'autres secteurs et à d'autres niveaux. En un
sens, les dirigeants dirigent moins qu'ils ne suivent, même s'ils conservent
des rôles importants. Ils restent chargés de choisir et de mettre en ouvre
la politique nationale d'ensemble et de négocier et ratifier les traités
internationaux. Les États nations demeurent en effet les acteurs principaux
dans le domaine de la sécurité nationale et internationale. Le secteur
public continue à jour un rôle essentiel de réglementation, à mesure que
l'on commence à comprendre que les politiques de laisserfaire, souvent
promues au nom du développement économique, sont loin de corriger les
défauts du marché. Le secteur public a également pour mission de corriger
les politiques existantes (notamment les subventions favorables à l'extraction
des ressources naturelles) qui expliquent de telles imperfections.
La demande de participation, de transparence et de responsabilisation,
de tous côtés, encourage plusieurs modifications des politiques suivies.
On s'écarte ainsi de la dépendance excessive à l'égard des matières premières
exportées, pour faciliter une production de valeur ajoutée locale, notamment
en Amérique latine, en Europe orientale, en Afrique et dans plusieurs
parties de l'Amérique du Nord. L'expansion du microcrédit et de dispositifs
semblables revêt une importance particulière dans les pays en développement
permettant aux petits producteurs et fabricants d'acheter les facteurs
de production nécessaires pour accroître l'échelle et la productivité
de leurs opérations. Une autre évolution apparaît dans le monde entier
: une modification de la nature des impôts et subventions, allant dans
le sens de formes d'utilisation des ressources plus viables à terme.
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| « Les valeurs de frugalité, de coopération et de communauté commencent
à remplacer le consumérisme, la compétition et l'individualisme. » |
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De nouvelles possibilités découlent de l'examen des problèmes à une échelle
plus vaste, dans le but de reconnaître les limites et de trouver des solutions.
On peut citer en exemple la possibilité offerte par le couplage des problèmes
du vieillissement et de la réduction de la population active en Europe
et dans certaines parties de l'Asie et du Pacifique, avec l'accroissement
continu de la population et les pressions migratoires dans d'autres régions
du monde. Une autre possibilité consiste à dégager plus consciemment les
liens existant entre la question du stress hydrique et l'échange d'eau
« virtuelle » sous forme de produits agricoles. Cette liaison est examinée
en priorité dans les régions susceptibles, telles que l'Asie occidentale,
dans le cadre de l'Association arabe de libre-échange, mais se pose aussi
dans des discussions entre régions du monde.
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