Des solutions durables sont nécessaires pour lutter contre la sécheresse dans la corne de l'Afrique ma, aug 8, 2011

La Corne de l'Afrique connaît sa pire sécheresse depuis plus de 60 ans. Après deux saisons des pluies sans aucunes précipitations, les récoltes ont été mauvaises et une grande partie du bétail n'a pas survécu.

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Addressing some of the root causes must be part of the solution to the Horn of Africa Drought

, La Corne de l'Afrique connaît sa pire sécheresse depuis plus de 60 ans. Après deux saisons des pluies sans aucunes précipitations, les récoltes ont été mauvaises et une grande partie du bétail n'a pas survécu. Par ailleurs, on observe une hausse de prix des denrées alimentaires de base dans certaines parties de l'Ethiopie, au Kenya, au Djibouti, en Somalie et en Ouganda. Dans ce contexte extrême, plus de 11 millions de personnes ont besoin d'une aide urgente, et ce dans toute la région.

Alors que la communauté humanitaire internationale s'échine à sauver des vies dans les zones touchées, la nécessité de rechercher des solutions durables pour éviter une récurrence de cette situation, aussi bien à moyen terme qu'à long terme, est de plus en plus apparente.

"Le premier défi, et le plus urgent, est de fournir de la nourriture, de l'eau et d'autres produits de première nécessité à la population touchée", a déclaré Nick Nuttall, le porte-parole du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). "Cependant, il faut également s'attaquer aux causes profondes du problème pour y mettre un point final", a-t-il ajouté.

Toutes sortes de facteurs ont contribués à cette crise, l'un des plus évident étant le changement climatique et les défis qu'il pose aux pays en voie de développement. Cette région subit de plein fouet les conséquences humaines du changement climatique. La compréhension du lien entre le changement climatique et le développement est donc cruciale en Afrique, où l'agriculture et d'autres secteurs sensibles aux variations du climat sont les piliers de l'économie locale.

Ce n'est pas la première fois que la sécheresse ravage la région. Cependant, avant les années 1970, les conditions climatiques extrêmes (comme El Nino) ne se produisaient que tous les 10-20 ans, ce qui permettait aux communautés locales de s'adapter pour y faire face. Le changement climatique a entrainé l'érosion de ces mesures d'adaptation en provoquant des conditions climatiques extrêmes de manière plus fréquente et plus intense. Depuis 2001, dans certaines régions d'Afrique, les périodes de sécheresse qui se suivent ont conduit à de graves pénuries alimentaires.

Investir dans la restauration et l'entretien des écosystèmes terrestres – des forêts aux mangroves, en passant par les zones humides et les bassins fluviaux – peut aider à lutter contre le changement climatique et ainsi renforcer la résistance des économies qui y sont très vulnérables. Dans une étude menée en 2006 par le PNUE et le «Centre mondial d'agroforesterie sur le changement climatique, les impacts et les stratégies d'adaptation de l'agriculture en Afrique australe», un certain nombre de mesures d'adaptation ont été citées pour faire face aux événements climatiques extrêmes qui accompagnent le changement du climat (comme les sécheresses et les inondations). La collecte des eaux de pluies, la culture d'une plus grande variété de produits améliorés, les prévisions climatiques, ainsi que le reboisement ne sont que quelques - unes des mesures envisageables citées dans le rapport.

L'approvisionnement en eau potable est d'une importance capitale pour ces communautés vulnérables. Le PNUE fut l'un des principaux partenaire du Kenya dans le projet de restauration de la forêt de Mau, l'une des plus grande forêt à couvert fermé de l'Afrique sub-saharienne et la source des fleuves Yala et Nyando qui alimentent le lac Victoria, et qui fourni de l'eau potable et de l'eau pour irriguer 5.000 hectares de rizières. Des décennies de déforestation ont dégradé le bassin d'eau le plus important dans la vallée du Rift et dans l'ouest du Kenya, entrainant des effets dévastateurs sur les pays de la région (de graves sécheresses et des inondations qui ont à leur tour conduit à la perte de vies humaines, des moyens de subsistance, des cultures et du bétail). Des mesures importantes ont été prises pour réhabiliter le complexe de la forêt de Mau et, en février, un projet de plusieurs millions d'euro a été annoncé par l'Union européenne, le PNUE et le gouvernement du Kenya, pour soutenir cette restauration.

En Éthiopie, le PNUE collabore avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) pour aider à introduire de nouvelles politiques qui aideront les éleveurs à gérer les risques engendrés par le changement climatique dans six districts. Le programme CC DARE, mis en œuvre conjointement par le PNUE et le PNUD, fourni un appui ciblé à neuf projets nationaux, pour la plupart liés au secteur agricole et par conséquent à la sécurité alimentaire, dans un effort pour accélérer l'intégration des considérations climatiques dans les politiques et les plans nationaux de développement (pour enrayer la vulnérabilité aux impacts du changement climatique).

Dans la Corne de l'Afrique, le PNUE a collaboré avec l'UNICEF pour la gestion des ressources en eau (en matière d'évaluation des ressources en eau dans les nappes phréatiques et de conseils pour résister à la sécheresse).

"Ces projets soulignent le fait que certaines collectivités tentent de renforcer leur résilience et face à l'accélération des changements environnementaux, dont le changement climatique fait partie", a déclaré M. Nuttall.

"Exporter et accélérer leur mise en oeuvre à plus grande échelle pourrait aider à construire un avenir plus durable et plus stable pour des millions de personnes dans la région", a-t-il conclu.

 
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