L'ONU résolue à améliorer le bien-être des communautés qui occupent des terres arides do, okt 20, 2011

Alors que 10 pour cent des écosystèmes des zones arides mondiales sont fortement dégradés, mettant en péril le bien-être social et économique de millions d'individus, les agences des Nations Unies ont pris la décision d'intensifier leurs efforts pour protéger et revitaliser ces zones fragiles.

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, Changwon, République de Corée, le 20 octobre 2011 - Alors que 10 pour cent des écosystèmes des zones arides mondiales sont fortement dégradés, mettant en péril le bien-être social et économique de millions d'individus, les agences des Nations Unies ont pris la décision d'intensifier leurs efforts pour protéger et revitaliser ces zones fragiles.

L'utilisation non-durable des terres et de l'eau est un des facteurs qui mène à la dégradation des déserts, des pâturages, des savanes ainsi que d'autres terres arides. Or, ces zones couvrent environ 40 pour cent de la surface de notre planète et sont nécessaires à la survie de plus de deux milliards de personnes. 90 pour cent de ces personnes vivent dans des pays en voie de développement.

Selon un nouveau rapport de l'ONU, il faudrait accroître les investissements dans les zones arides, renforcer les liens entre les milieux scientifiques et politiques, et diversifier les moyens de subsistance des communautés locales afin de soulager la pression de l'homme sur les ressources naturelles de ces zones fragiles et réaliser pleinement le potentiel des zones arides.

Le rapport « Zones arides dans le monde : une réponse à l'échelle du système des Nations Unies » définit une vision et un agenda commun à l'ensemble du système de l'ONU afin de promouvoir la protection des terres arides, et afin de renforcer le rôle de l'ONU dans la lutte contre le changement climatique et le maintien de la sécurité alimentaire (par un développement positif et une approche d'investissement).

Le rapport, préparé par 18 agences des Nations Unies, dans le cadre Groupe de gestion de l'environnement de l'ONU (EGM), a été lancé aujourd'hui à été lancé aujourd'hui lors de la 10ème session de la Conférence des Parties de la Convention sur la lutte contre la désertification (CCD), à Changwon, en République de Corée.

Ce rapport marque une étape importante dans le soutien qu'apportent les Nations Unies à la mise en oeuvre du Plan Stratégique décennal de la CCD, en «agissant de manière unie» pour l'environnement, le développement et l'aide humanitaire. Le rapport souligne les compétences d'expertise, les capacités opérationnelles et de coordination, ainsi que le rôle de sensibilisation de l'ONU au niveau régional, national et à l'échelle mondiale.

Cette réponse coordonnée de l'ONU fait suite à un appel lancé par la communauté internationale pour une réponse commune de toutes les agences des Nations Unies aux défis de la dégradation des terres. Un des éléments central de l'agenda commun de l'ONU est la nécessité de s'attaquer aux causes sous-jacentes de la dégradation des terres et de créer des conditions propices au développement durable des zones arides.

Achim Steiner, Président de l'EMG et Directeur Exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), a déclaré: "Les zones arides ont trop souvent été négligées par rapport à d'autres écosystèmes importants tels que les forêts et les récifs coralliens. Pourtant, comme ce rapport l'indiquent, ils jouent un rôle crucial dans l'équilibre des écosystèmes de la planète et sont indispensables à la survie des quelques deux milliards d'individus. Les capacités d'accroissement du stockage du carbone dans les forêts des zones arides en tant que mesure d'adaptation et d'atténuation du changement climatique, en particulier en Afrique, sera un thème central de la Journée des Forêts, lors de la prochaine réunion de la Convention des Nations Unies sur le climat, à Durban."

Il a ajouté que "le Sommet de Rio+20, en juin de l'année prochaine ? 20 ans après le Sommet de la Terre qui avait permis la création de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification ainsi que les traités sur la biodiversité et le changement climatique ? représente une opportunité supplémentaire de promouvoir une gestion plus judicieuse des zones arides, sous l'angle de l'Economie Verte et dans le contexte du développement durable et de l'éradication de la pauvreté »

Au cours des dernières décennies, de nombreux projets et initiatives ont fleuri dans les zones arides, notamment grâce aux efforts des organisations et des institutions nationales et internationales (dont les Nations Unies).

Le Plateau de Loess, en Chine, fortement dégradé par des décennies de déforestation et d'agriculture d'intensive, a été restauré par l'Association internationale de développement grâce aux financements des Etats-Unis (à hauteur de 520 000 000 dollars). Ces investissements ont aidé à réduire de 100 millions de tonnes par an la charge de dépôt de sédiments dans le Fleuve Jaune, diminuant ainsi le risque d'inondation et le coût de la maintenance des barrages. Ces investissements ont également eu un impact positif sur les moyens de subsistance, puisqu'ils ont permis d'augmenter le rendement des cultures et la création d'emplois.

Le PNUE et les Fonds pour l'environnement mondial (FEM) mènent également un projet de gestion durable des terres dans une région située entre le Nigéria et le Niger, afin d'éviter la désertification et la dégradation des écosystèmes locaux.

Mr. Steiner a conclu que "de nouvelles voies transformationnelles émergent grâce au marché du carbone, qui rémunèrent financièrement les services liés aux écosystèmes. Les communautés qui utilisent des méthodes agricoles durables sont payées, ce qui permet de restaurer les terres dégradées, d'améliorer le rendement des cultures, mais aussi de capter plus de CO2. Rio+20 représente une opportunité pour accélérer et élargir ces transitions dans les zones arides et au-delà ".

Selon le rapport qui vient d'être lancé, il est clair que les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ne peuvent être atteints sans tenir compte des besoins des communautés dans les zones arides.

Ce rapport préconise une approche positive axée sur la recherche de solutions. Il combat l'argument selon lequel les terres arides seraient des terres stériles, au contraire elles présenteraient des opportunités importantes pour atteindre les OMD.

Conclusions principales et recommandations

  • Le bien-être humain lié à la santé, la sécurité alimentaire, la nutrition et la sécurité court des risques à cause de la dégradation des zones. Chaque année, cette dégradation entraîne une diminution de 4 à 8% du produit national brut dans les pays en voie de développement.
  • Les zones arides d'Afrique et d'Asie posent des défis particuliers. Les fluctuations climatiques pouvant être très prononcées en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, cela expose les régions les plus pauvres (souffrant d'un niveau élevé de malnutrition chronique), à une instabilité importante.
  • La biodiversité présente dans les zones arides fournit des services importants dont bénéficient les communautés locales. Par exemple, les forêts des terres arides procurent de l'ombre et de l'humidité, elles abritent les pollinisateurs, protègent les nutriments et aident à réduire l'érosion et les inondations.
  • En plus de fournir une partie de l'alimentation mondiale, les zones arides apportent des produits pharmaceutiques et des matières premières.
  • Etant donné leur grande superficie, les zones arides peuvent être un avantage majeur en termes de climat à l'échelle mondiale. Par exemple, la part du carbone stocké dans les zones arides (surtout sous forme de carbone du sol) est égale à un tiers du stock mondial.
  • Les avantages potentiels des zones arides n'ont jamais été exploités au maximum étant donné les mythes à propos des zones arides concernant des éléments tels que échecs de marchés, faible motivation, coût d'investissement élevé, inégalité des genres, et marginalisation sociale des populations des zones arides.
  • Beaucoup de zones arides dans les pays en voie de développement sont devenues des déserts d'investissement, or si le niveau d'investissement de la part des secteurs publics et privé été plus élevé et plus stable (dans des zones d'activités telles que l'énergie renouvelable, l'éducation, la santé, le développement urbain, et les terres agricoles, les terres de parcours et l'élevage), cela pourrait contribuer à l'augmentation de la productivité et à l'amélioration des revenus.
  • La raison primordiale pour investir dans les zones arides doit être la réduction de la pauvreté. Le système des Nations Unies a une position unique pour promouvoir l'augmentation des investissements et il existe un grand potentiel pour mobiliser le partenariat. De nouvelles études pourraient aider à convaincre les investisseurs potentiels.
  • Différentes entités des Nations Unies peuvent jouer des rôles complémentaires dans les activités comme le soutien aux gouvernements pour améliorer l'environnement favorisant le développement des zones arides, tel que l'amélioration de la gouvernance, de l'infrastructure et de l'éducation, et l'harmonisation de la politique des ressources naturelles.
  • Les agences des Nations Unies peuvent également aider en encouragent une telle intensification de l'agriculture qui assurerait l'économie des ressources en eau, par des approches telles que la gestion durable des terres, et en soutenant la protection sociale, par exemple, par voie d'utilisation de la modélisation des scénarios.
  • En plus, les agences des Nations Unies peuvent agir en travaillant avec le secteur privé afin de promouvoir les outils qui encouragent une production et une consommation durable dans les zones arides, tels que l'éco-étiquetage.

Ce rapport, mettant l'accent sur les zones arides des pays en voie de développement, présente la synthèse des résultats de consultations, tenues ces deux dernières années avec différents acteurs : agences des Nations Unies, chercheurs et spécialistes en matière de zones arides et de développement.

Le rapport « Zones arides dans le monde : une réponse à l'échelle du système des Nations Unies » est accessible sur www.unemg.org. Les objectifs, les approches et les options convenus dans le rapport feront maintenant l'objet d'une considération plus détaillée par l'intermédiaire du Groupe de Gestion de l'Environnement.

Notes aux éditeurs:

Le Groupe de la gestion de l'environnement est un organe de coordination à l'échelle de tout le système des Nations Unies établi afin d'améliorer la coopération entre agences en ce qui concerne l'agenda international pour l'environnement ainsi que l'agenda pour les établissements humains. Il est présidé par le Directeur Exécutif du PNUE et son Secrétariat et assuré par le PNUE.

Les zones arides existent sur tous les continents et présentent une diversité de cultures et de paysages. Environ 1 milliard de personnes comptent tous les jours directement sur les services liés aux écosystèmes des zones arides pour leur survie. Les organisations des Nations Unies se sont réunies pour souligner l'importance des zones arides pour le changement climatique, la sécurité alimentaire, les établissements humains ainsi que d'autres problèmes émergents majeurs de l'agenda mondial.

Le rapport, Zones arides dans le monde : une réponse à l'échelle du système des Nations Unies, à été lancé aujourd'hui à la manifestation parallèle de la 10ème session de la Conférence des Parties de UNCCD au Centre de congrès et d'exposition de Changwon en République de Corée.

Pour plus d'informations, veuillez contacter:

Julie Marks Secrétariat EMG, +41 22 917 8478 ou julie.marks@unep.org

Jessica Smith PNUE-WCMC, +44 1223 277 136 ou jessica.smith@unep-wcmc.org

 
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