Il faut changer l'infrastructure des combustibles fossiles vr, nov 11, 2011

ans une nouvelle étude dévoilée mercredi par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), tirent la sonnette d'alarme: si la tendance actuelle se confirme et que nous continuons à construire des infrastructures générant de fortes quantité de CO2, le budget carbone mondial sera englouti d'ici 2017.

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, Le 11/11/2011 - Dans une nouvelle étude dévoilée mercredi par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), tirent la sonnette d'alarme: si la tendance actuelle se confirme et que nous continuons à construire des infrastructures générant de fortes quantité de CO2, le budget carbone mondial sera englouti d'ici 2017. La planète sera plus vulnérable que jamais aux effets de changements climatiques irréversibles. Cette annonce survient à quelques semaines de la réunion de Durban sur le changement climatique.

Selon les prévisions de l'AIE sur les ressources énergétiques mondiales, les choix énergétiques qui nous faisons aujourd'hui sont susceptibles d'entraîner des émissions mondiales de CO2 beaucoup plus élevées dans les prochaines décennies. L'infrastructure industrielle actuelle produit déjà à hauteur de 80% du «budget carbone» du monde.

Le rapport estime que la demande mondiale en énergie primaire a malheureusement augmenté de 5% en 2010, entraînant des émissions de CO2 équivalentes à 30,6 gigatonnes (Gt) en 2010. De plus, les subventions qui encouragent la surconsommation de combustibles fossiles ont bondi de plus de 400 milliards de dollars.

L'AIE met en garde contre un effet «verrou»: les infrastructures énergétivores construites aujourd'hui contribueront fortement à l'ancien stock d'émissions de CO2 présent dans l'atmosphère, augmentant ainsi le risque d'emballement du changement climatique.

Selon le rapport, il y a peu de signes révélateurs d'un changement de direction significatif dans les tendances énergétiques mondiales.

Alors que la communauté internationale se prépare pour la réunion de Durban, à la fin du mois, et pour le Sommet de Rio +20, en juin 2012, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) envisage de lancer un nouveau rapport le 23 novembre 2011. Celui-ci passera en revue les dernières données recueillie sur l'écart entre les engagements pris par les nations pour réduire leurs émissions et les réductions réelles d'émissions nécessaires pour maintenir la hausse des températures en dessous des 2 ° Celcius. Le rapport aborde également la question: comment réduire ce fossé?

Ce nouveau rapport est la suite du rapport «Bridging the Gap», qui a été lancé en décembre dernier, et qui a servi de référence clé dans les négociations internationales sur le climat, à Cancun.

Le 25 novembre, le PNUE lancera également une étude qui définira les mesures à prendre et les coûts de réduction des émissions de carbone noir et des autres gaz à effet de serre (en dehors du CO2) qui aideraient à ralentir le changement climatique. Le nouveau rapport du PNUE présente un ensemble de 16 mesures qui pourraient réduire le réchauffement climatique, éviter des millions de décès prématurés et réduire les pertes globales du rendement des cultures en s'attaquant au noir de carbone, au méthane et à l'ozone troposphérique. Ces substances sont connues sous le nom de forceurs climatiques de courte durée. Le rapport démontre que la mise en place de la moitié de ces mesures peut permettre de réaliser des économies nettes très importante, par exemple, grâce à une consommation de carburant réduite ou à l'utilisation du gaz récupéré.

 
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