Le PNUE/CMS récompense le Dr. Lucy E. King, chercheuse spécialiste des éléphants di, nov 22, 2011

Le PNUE/CMS récompense une chercheuse spécialiste des éléphants pour avoir trouvé une solution centrée sur les abeilles visant à réduire les conflits entre humains et animaux au Kenya

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British biologist, Dr. Lucy E. King and an elephant

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Bergen, le 22 novembre 2011 ? Le Prix de Thèse du PNUE/CMS a été décerné aujourd'hui à la biologiste britannique, Dr. Lucy E. King, dont les recherches sur la réduction des conflits entre humains et éléphants ont suscité l'enthousiasme au Kenya.

Ses recherches, basées sur le fait que les éléphants ont peur d'être piqués par les abeilles, ont entraîné la mise en place d'une barrière innovante faite de ruches qui contribue à réduire les conflits entre le plus grand mammifère terrestre au monde et la population locales au Kenya.

Cette barrière pourrait server de modèle pour endiguer des problèmes similaires dans d'autres pays causés par les fortes populations d'éléphants et l'extension des terres agricoles.

Lors d'une cérémonie en marge d'une conférence de l'ONU sur la faune sauvage à Bergen, en Norvège, le Dr. King a reçu le prix international de recherches de la Convention sur la Conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE/CMS) pour avoir développé une barrière dissuasive naturelle contre les éléphants qui endommagent les cultures.

« Je félicite le Dr. King pour avoir remporté ce prix important. Ses recherches soulignent que le fait de travailler avec la nature, plutôt qu'à son encontre, peut apporter à l'humanité de nombreuses solutions aux défis auxquels les pays et les communautés sont confrontés, » a déclaré Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE.

« Investir et réinvestir dans la biodiversité et les écosystèmes, depuis les forêts jusqu'aux rivières d'eau douce, constitue l'un des fils rouges du travail de l'Économie verte du PNUE alors que le monde se dirige vers Rio+20 en juin prochain. Le travail du Dr. King met en avant une solution intelligente à un problème ancestral tout en confirmant une nouvelle fois l'importance des abeilles pour les humains et présente une manière astucieuse de conserver le plus grand animal terrestre au monde pour les générations actuelles et futures, » a-t-il ajouté.

« En réduisant les conflits entre les hommes et les éléphants, le Dr. Lucy King a conçu une solution constructive qui prend en compte les besoins des animaux migrateurs, mais également les bénéfices économiques pour les communautés locales liées à la conservation des espèces, » a déclaré Elizabeth Maruma Mrema, Secrétaire exécutive de la CMS.

Les recherches du Dr. King se sont concentrées sur la réaction de l'éléphant de savane d'Afrique face aux minuscules abeilles. En 2002, on découvre que les abeilles africaines agissent comme moyen de dissuasion car les éléphants ne se nourrissent pas dans les acacias qui abritent des ruches car ils ont peur d'être attaqués et, une fois piqués, ils s'en souviennent toute leur vie.

L'étude du comportement des éléphants et de leurs moyens de communication était cruciale pour comprendre la manière dont ils évitaient les abeilles. Au cours de l'expérience, les éléphants fuyaient l'enregistrement digital des sons d'abeilles tout en transmettant un grondement unique à une fréquence basse qui prévenait les autres éléphants de la zone pour qu'ils se retirent. En se basant sur le schéma comportemental habituel des éléphants lorsqu'ils interagissent avec les abeilles, le Dr. King a mis au point la barrière de ruches comme moyen d'empêcher les éléphants migrateurs de pénétrer dans les terres agricoles.

Un projet pilote de deux ans a démarré au Kenya en 2008, couvrant 17 fermes équipées de ces barrières et 17 fermes clôturées par des barrières traditionnelles faites de buissons épineux. Les éléphants qui pousseraient sur les câbles reliant les différentes ruches les secoueraient de manière aléatoire et dérangeraient les abeilles. Les barrières de ruches étaient construites avec une ruche tous les 10 mètres et un éléphant essayant de pénétrer dans une ferme tenterait instinctivement de contourner les ruches.

La barrière de ruches a été adoptée avec succès par les communautés agricoles dans trois régions différentes et par trois tribus différentes au Kenya. Quatre-vingt-dix attaques différentes d'éléphants, ou tentative d'attaques, ont été enregistrées, au cours desquelles seulement six incidents, ou sept pour cent, d'éléphants franchissant les barrières de ruches ont été reportés. En se basant sur ces résultats, le Dr. King en a conclu que les attaques de cultures pouvaient être fortement réduites pour les agriculteurs s'ils adoptaient les barrières de ruches protectives autour de leurs champs.

Enfin, l'apiculture a été répertoriée comme rapportant autant d'argent que le travail agricole car les agriculteurs ont indiqué que c'était la troisième activité la plus chronophage après le travail agricole et le charbon en 2010. En comparaison, faire fuir les éléphants a été classé huitième activité la plus chronophage.

En étudiant le schéma comportemental des éléphants et en concevant des barrières de ruches protectives, le Dr. King a apporté des contributions non seulement aux sciences naturelles, mais également aux sciences sociales, qui ont été traduites en développement de la communauté. Par ailleurs, le projet est à présent reproduit en Tanzanie et en Ouganda.

Notes aux rédacteurs:

CMS

La Convention sur la Conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (PNUE/CMS) travaille pour la conservation d'un ensemble varié d'animaux migrateurs en danger d'extinction dans le monde entier au travers de négociations et de la mise en place d'accords et de plans d'action. La CMS est une convention en pleine croissance avec une importance spéciale du fait de son expertise en matière d'espèces migratrices. Aujourd'hui, 116 pays font partie de la Convention.

www.cms.int

Le Prix de Thèse du PNUE/CMS

Lufthansa remet un prix à la meilleure thèse portant sur la biologie des espèces migratrices de la faune sauvage. Le prix, d'un montant de 10 000 ?, est remis tous les trois ans lors de la Conférence des Parties de la CMS.

Le Dr. Lucy King est la troisième gagnante du Prix de Thèse pour sa thèse portant sur « L'interaction entre l'éléphant africain (Loxodonta africana) et l'abeille africaine (Apis mellifera scutellata) et son application potentielle comme moyen de dissuasion contre les éléphants », soumise à l'Université d'Oxford en 2010.

Pour de plus amples renseignements, merci de contacter :

Francisco Rilla Manta, Responsable de l'information et du renforcement des capacités, Secrétariat PNUE/CMS, par Tél. : +49 (0)228 815 2460 +49 1739188958, ou par E-mail: frilla@cms.int

Veronika Lenarz, Relations publiques, Secrétariat PNUE/CMS, par Tél. : +49 (0)228 815 2409 et pendant la conférence +47 46 86 1544, ou par E-mail: vlenarz@cms.int

Nick Nuttall, Porte-parole et Responsable des médias du PNUE, par Tél. : +41 795 965 737 ou +254 733 632 755 ou par E-mail: nick.nuttall@unep.org

Florian Keil +47 46 86 15 44 (while in Bergen),+49 (0)151 14701633, Email: fkeil@cms.int

 
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