SEED soutient les entrepreneurs et l'Economie verte do, mrt 29, 2012

Le soutien des petites entreprises actives dans le secteur de l'écologie peut aider à assurer la sécurité énergétique et alimentaire et soutenir la transition vers l'économie verte

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The SEED Initiative supports local start-up enterprises to improve livelihoods, tackle poverty and manage natural resources sustainably.

, Pretoria (Afrique du Sud), le 29 mars 2012 ? Le soutien des petits entreprises actives en matière d'écologie peut aider à assurer la sécurité énergétique et alimentaire et soutenir la transition vers l'économie verte. C'était la substance du message délivré lors du colloque qui a suivit la cérémonie de remise des prix SEED, à Pretoria, en Afrique du Sud. Ce Prix récompense des entreprises du mode entier dont le travail bénéficie à la société dans son ensemble, aussi bien au niveau social qu'en matière de protection de l'environnement.

Parmi les participants au colloque on comptait les lauréats du SEED Awards, des représentants des Nations Unies, des représentants du gouvernement et du secteur privé d'Afrique du Sud, ou encore des représentants la société civile et d'universités.

Alors que l'intérêt pour des modèles économiques alternatifs ne cesse de grandir et que le monde est à la recherche d'un système qui intégrerait les variables sociales et environnementales aux cotés des paramètres économiques, ce colloque a porté une attention toute particulière aux entreprises de grandes tailles. En effet, en raison de leur stature et de leur portée internationale, ces entreprises peuvent sans aucun doute devenir les principales actrices de la transition vers une Economie Verte.

Cependant, dans de nombreuses régions développées et en développement, ce sont principalement les petites et les moyennes entreprises (PME) qui constituent le moteur de l'économie. Les entreprises à vocation sociales et environnementales peuvent apporter des contributions considérables à l'économie et aux collectivités locales. Leurs innovations, leurs préoccupations à propos de la pollution, de la sécurité alimentaire, de l'énergie et des gaz à effet de serre, et leur intérêt à améliorer les conditions de vie au niveau local en font des acteurs influents pour l'atténuation des émissions de carbone, pour faciliter l'adaptation au changement climatique et pour le transfert vers des modèles économiques durables.

Le colloque a débuté avec le discours de Mapula Tshangela, du Département des affaires environnementales d'Afrique du Sud: «L'approche sud-africaine est d'assurer que l'action en faveur d'une économie verte dans le contexte du développement durable s'appuie sur de meilleurs processus, programmes, initiatives et connaissances dans les secteurs clés de l'industrie. Les éléments de la transition vers une Economie verte que les gouvernements ne peuvent pas financer et gérer seuls doivent être pris en compte par le secteur privé et la société civile, ces acteurs ont donc un rôle fondamental à jouer. »

«Le monde est en proie à des défis liés au changement climatique et à l'insécurité alimentaire, au chômage élevé des jeunes et à la pauvreté, » déclarait Nick Nuttall, Porte-parole du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), lors du colloque.

«Pourtant, le monde est également le témoin de l'esprit de changement que de nombreuses petites entreprises sociales peuvent cultiver grâce a leurs idées, leurs détermination, leurs vision et leurs courage des impliquées, c'est pour cultiver et faire grandir cet esprit de changement que l'initiative SEED souhaite récompenser et reconnaître le travaille de ces PME», ajoutait-il.

Le rôle de l'Economie verte dans le développement durable et dans la réduction de la pauvreté, qui est un des thèmes centraux de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), qui se tiendra au Brésil en juin 2012, a été souligné par le coordinateur résident des Nations Unies et représentant résident du PNUD en Afrique du Sud, Agostinho Zacarias: «Les Nations Unies continuent à soutenir les pays qui désirent renforcer leurs efforts nationaux en matière d'économie verte et les aident à aligner leurs efforts d'éradication de la pauvreté et d'autres priorités nationales. Les principales questions stratégiques et politiques que les Nations Unies poursuivent à l'égard de cet effort sont : façonner le passage à une échelle mondiale en faveur du paradigme d'économie verte pour les plus démunis; mesurer le succès d'une économie verte en faveur des plus démunis avec des indicateurs macro ; soutenir les pays pour passer à une économie verte ; soutenir la mise en ?uvre d'un planning d'aide et d'efficacité en développement, et renforcer le cadre entre la recherche et l'élaboration des politiques'.

Le colloque a fourni une plateforme afin d'explorer les moyens pour renforcer la contribution que les petites et moyennes entreprises (PME) peuvent apporter à l'économie verte.

Le moment était également opportun pour présenter les lauréats de SEED 2011 ? les entreprises qui ont joué leur rôle dans la prestation de biens et de services durables, en particulier en Afrique et, dans de nombreux cas, contre toute attente.

Plus de 400 demandes provenant de 76 pays, 35 entreprises sociales et environnementales remarquables, principalement d'Afrique, ont été sélectionnées pour leur innovation, pour leur potentiel de croissance et à pour l'aide qu'elles peuvent apporter pour relever les défis du développement durable dans une économie en développement ou émergente.

Avec l'aide de l'Union européenne, qui soutient fortement la priorité que SEED porte sur l'Afrique, les lauréats sont :

Une entreprise en Gambie qui transforme les coquilles d'arachide en briquettes combustibles ; une entreprise au Burkina Faso qui a développé des fours à l'énergie solaire ; et une entreprise au Sri Lanka où les femmes produisent des solutions à base d'aloès pour les soins de la peau.

Les autres vainqueurs présentaient une initiative au Ghana qui, avec ses partenaires, produit des cuisinières fabriquées à base de ferraille et alimentées avec du carburant à base de biomasse ; un partenariat au Rwanda qui est le pionnier dans la production locale des spores de champignons grâce à un laboratoire géré par une coopérative pour les femmes infectées par le virus VIH et pour les veuves ; et une communauté basée sur un partenariat public-privé qui a pour but, en Afrique du Sud, d'accroitre les revenus en milieu rural par la fabrication et le marketing de produits à partir d'arbres indigènes, telles que l'huile de noix de marula.

Lucy Morassutti, Directrice nationale des ventes pour Hisense, en Afrique du Sud, qui est le sponsor pour les Awards à l'occasion de SEED, déclarait : 'Hisense a une profonde gratitude pour les petites entreprises et particulièrement pour leur développement, ayant elle-même débutée comme une petite usine en 1969. Aujourd'hui, nous sommes un conglomérat mondial de plusieurs milliards de dollars. Mais nous nous rappelons constamment d'où nous sommes partis.'

'Hisense a accueilli les possibilités offertes par le gouvernement sud-africain pour améliorer la vie des chômeurs et des sous-privilégiés, développant en fin de compte les autres secteurs perdus de la société. C'est un privilège de faire partie des gagnants pour la croissance et le développement, et de déjà les voir redonner vie à l'environnement et à leurs collectivités,' ajoutait-elle.

Chaque lauréat de SEED reçoit un paquet individuel de soutien adapté pour leur entreprise qui comprend l'accès à l'expertise et à l'assistance technique, la construction d'un réseau, l'aide grâce à des plans développés pour entreprises et l'identification des sources de financement.

Mais ces exemples positifs masquent néanmoins les faits que, comme l'ont révélé les discussions lors du colloque, de nombreuses petites entreprises se battent pour avoir accès à l'expertise, aux possibilités de financement et aux réseaux. De nombreuses start-up, particulièrement dans les pays en développement, ne disposent pas de réseaux nationaux de soutien sur lesquels elles peuvent se reposer ou se disputer les politiques environnementales non favorables. Tout cela les empêche de devenir plus efficaces, visibles et reconnues comme leaders de l'économie verte, et d'atteindre leur potentiel.

Il est particulièrement ardu pour les femmes entrepreneurs qui font non seulement face à des obstacles dans la création de leur entreprise mais aussi aux barrières sociales et culturelles pour l'accès aux réseaux et à l'acceptation sociale. Comme l'a signalé Nomcebo Manzini, Directeur régional du Programme des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, qui a parrainé l'Award SEED 2011 pour l'égalité des sexes : 'Ce prix est un témoignage du potentiel de créativité des femmes, même au milieu des obstacles apparemment insurmontables. Il demeure extrêmement important que les hommes et les femmes pauvres du milieu rural soient habilités à créer de telles opportunités et à les gérer efficacement.'

Le colloque a également été marqué par la décision de lancer l'Initiative SEED en Afrique du Sud, où elle sera accueillie par l'Independent Development Trust (IDT). Le CEO d'IDT, Thembi Nwedamutswu, a souligné que: « Faire croitre et nourrir les PME, y compris soutenir les coopératives, est la clé pour la mise en ?uvre des stratégies de création de richesse entre les générations. L'entrepreneuriat ancré dans la conscience sociale et environnementale fournit un moyen pour remédier aux inégalités et pour favoriser la prospérité partagée en Afrique du Sud. Les connaissances autochtones, les solutions inexploitées et la créativité sont au c?ur de ces initiatives».

En Afrique du Sud, l'Initiative SEED sera officiellement lancée en octobre 2012, lors du développement de la plus importante plateforme de partage de connaissances en Afrique du Sud, la Semaine du Développement, qui est accueillie par l'IDT.

Pour de plus amples informations:

Nick Nuttall, porte-parole du PNUE et Acting Director, Division des Communications et de l'Information Publqiue; Tel: +254 733 632755; Email:nick.nuttall@unep.org

Jade Bethell, Hisense, Mobile: +27 (79) 302 1781, Email: Jade@hisense.co.za,

Constance Hybsier, Programme Manager, Email: constance.hybsier@seedinit.org

Visitez également: www.seedinit.org

Notes aux rédacteurs

A propos de l'Initiative SEED

L'Initiative SEED ? établie par le Centre Mondial de Surveillance de la Conservation de la Nature du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE ? WCMC) ? est un réseau mondial fondé en 2002 par le PNUE, PNUD et UICN afin de contribuer aux Objectifs du Millénaire pour le développement et aux engagements pris lors du Sommet Mondial sur le développement durable à Johannesbourg. SEED fonctionne grâce à un réseau mondial de partenaires, de sympathisants et d'associés.

SEED identifies et soutient les profils prometteurs, les start-up locales travaillant en partenariat avec les pays en développement pour améliorer les moyens de subsistances, pour lutter contre la pauvreté et la marginalisation et pour gérer les ressources naturelles de manière durable. L'Initiative développe également des ressources d'apprentissage pour la grande communauté d'entrepreneurs sociaux et environnementaux, informe les décideurs politiques et vise à inspirer l'innovation et les approches entrepreneuriales pour le développement durable.

Hisense

Fondée en 1969 en tant que petite usine de radio en Chine, Hisense s'est agrandie pour devenir un conglomérat mondial avec un effectif de plus de 60.000 personnes à travers le monde. Hisense est aujourd'hui reconnue comme une entreprise internationale leader pour l'électronique grand public et les appareils ménagers. L'entreprise met l'accent sur l'innovation et la qualité et possède un réseau R&D mondial de plus de 2.000 ingénieurs ainsi qu'un centre national de R&D, un poste de recherche postdoctoral, et un laboratoire de technologie multimédia. Elle s'est vue décerner plusieurs distinctions et prix au nom de l'innovation, de la technologie, du design, et de la gestion de la qualité.

Independent Development Trust (IDT)

L'IDT est une agence de développement sud-africaine qui offre, aux ministères et aux autres partenaires de développement, des services de gestion de programme et des conseils en développement pour l'éradication de la pauvreté. L'accent est mis sur l'éradication de la pauvreté intergénérationnelle chronique, particulièrement parmi les pauvres du milieu rural.

 
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