La convention des Nations Unies pour lutter contre le mercure sera ouverte à la signature ma, okt 7, 2013

Le traité des Nations Unies tant attendu va freiner l'utilisation et les émissions et réduire les impacts sur la santé humaine

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Nairobi, 7 octobre 2013- Un traité historique pour freiner l'utilisation du mercure sera ouvert à la signature le mercredi 9 octobre au Japon, marquant un pas de plus vers l'élimination mondiale du métal lourd, le mercure qui est utilisé, libéré ou émis dans plusieurs produits et industries.

Le nouveau traité des Nations Unies a été nommé convention de Minamata, le nom d'une ville japonaise dans laquelle des dommages graves sur la santé se sont produits à la suite d'une pollution au mercure au milieu du XXe siècle. La Convention de Minamata est vaste et juridiquement contraignante. Elle fournit des contrôles et des réductions dans des domaines allant des équipements médicaux tels que les thermomètres aux ampoules à faible consommation d'énergie, l'exploitation minière, le ciment et les centrales d'énergie au charbon. Repérer les populations à risque, renforcer les soins médicaux et une meilleure formation des professionnels de  santé pour identifier et traiter les effets liés au mercure feront aussi parti du nouvel accord.

Agréée en janvier, la Convention est l'aboutissement de quatre années de négociations complexes entre plus de 140 Etats membres, qui  se sont réunis à Genève en 2009 avec l'appui du PNUE.

« Avec cette convention, les Nations Unies ont jeté les bases d'une réponse mondiale à un polluant dont l'effet néfaste est reconnu depuis l'époque grecque et romaine, »a déclaré le Secrétaire général adjoint des Nations Unies et le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement,  Achim Steiner. « Tout le monde se mobilise pour en bénéficier, en particulier les exploitants d'or à petite échelle et leurs  familles, les peuples de l'Arctique, cette génération de mères et de bébés et les générations à venir. »

Le mercure et ses composés différents ont une série d'effets graves sur la santé notamment sur le cerveau avec des dommages neurologiques surtout chez les jeunes. D'autres effets incluent des dommages au niveau des reins et de l'appareil digestif. Parmi de nombreux autres effets documentés, les victimes peuvent souffrir de perte de mémoire et de défaut du langage

Selon le récent rapport du PNUE, Evaluation globale sur le mercure 2013, l'Asie est la région qui émet le plus de mercure en comptabilisant un peu moins de la moitié des émissions mondiales. Le rapport montre également qu'environ 260 tonnes de mercure- détenues dans les sols précédemment- sont libérés dans les rivières et les lacs. L'exposition humaine au mercure se produit à travers la consommation de poisson. Ainsi, les environnements aquatiques sont le lien critique avec la santé humaine.

Dans le nouveau traité, les gouvernements se sont accordés sur une variété de produits contenant du mercure dont la production, l'exportation et l'importation seront interdits d'ici à 2020. Cela inclut les batteries, excepté celles utilisées dans les appareils médicaux implantables, les commutateurs et les relais, certains types de lampes fluorescentes compactes, le mercure dans les lampes fluorescentes à cathode froide, les lampes fluorescentes à électrode extérieure, les savons et les cosmétiques.

Le traité ciblera également  les industries d'exploitation aurifère artisanale et à petite échelle, où le mercure est utilisé pour séparer l'or de la roche. En outre, il contrôlera les émissions et rejets de mercure provenant de grandes installations industrielles variées au niveau des centrales d'énergie à charbon, des chaudières industrielles et de certains types de manipulations de métaux tels que le zinc et l'or.

Le financement initial pour accélérer l'action jusqu'à ce que le nouveau traité entre en vigueur dans les  trois à cinq ans a été engagé par le Japon, la Norvège et la Suisse.

Pour plus d'information, veuillez contacter: Melissa Gorelick, Chargée d'information du PNUE, +254 20 762  +254 71 621 4041 melissa.gorelick@unep.org

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