Les leçons tirées des J.O. d’hiver wo, mrt 1, 2006

Nairobi, le 1er mars 2006 – Contrairement à ce qui a été dit, les Jeux d’hiver de Torino n’ont pas été organisés trop loin des montagnes, mais pourraient en fait avoir montré la voie vers des Jeux olympiques encore plus soucieux de l’environnement, le chef du Programme des Nations Unies pour l’environnement a déclaré aujourd’hui.

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L’utilisation avisée des centres villes et le recyclage d’installations sportives parmi les pratiques à suivre pour des J.O. encore plus écologiques

Nairobi, le 1er mars 2006 – Contrairement à ce qui a été dit, les Jeux d’hiver de Torino n’ont pas été organisés trop loin des montagnes, mais pourraient en fait avoir montré la voie vers des Jeux olympiques encore plus soucieux de l’environnement, le chef du Programme des Nations Unies pour l’environnement a déclaré aujourd’hui.

« En aménageant au centre ville plusieurs sites clés, tels que ceux de patinage artistique et de hockey sur glace, ainsi que les centres d’hébergement des athlètes et des médias, les organisateurs ont ainsi amélioré significativement les chances que ces immeubles et structures soient à l’avenir utilisés de manière viable, dans la pratique de sports et autres activités de loisir, et comme logement, a déclaré M. Klaus Toepfer, Directeur exécutif du PNUE. »

« Au cours des deux semaines de compétition, cela a certainement augmenté le nombre de navettes et de véhicules circulant entre les zones urbaines et les sites situés dans des lieux plus ruraux et montagneux. Mais sur le long terme, l’impact environnemental sera sans doute bénéfique, affirme-t-il. »

« En effet, l’installation de plus en plus d’épreuves olympiques loin de zones rurales vulnérables et au cœur de villes à bons systèmes de transport public, surtout si cela contribue à un renouveau urbain et à la rénovation d’immeubles et de structures désaffectés, pourrait être un pas écologiquement judicieux pour les jeux futurs, ajoute M. Toepfer. »

Le PNUE œuvre de concert avec le Comité international olympique (CIO) depuis plus d’une décennie et a travaillé en étroite collaboration avec le Comité d’organisation de Torino (TOROC) avant et pendant les Jeux.

L’organisation onusienne estime que les JO d’hiver de 2006 ont mis en exergue l’importance grandissante que revêt l’environnement pour ceux qui organisent des événements sportifs et de divertissement public.

Eric Falt, Directeur de la Division de la Communication et de l’Information du PNUE qui gère le programme Sport et Environnement de l’agence, a déclaré : « Nous avons été particulièrement impressionnés par les mesures et les engagements en faveur de l’environnement pris par le Comité d’organisation de Torino (TOROC), que ce soient les initiatives relatives au transport et aux changements climatiques, l’utilisation scrupuleuse de la pierre et du bois de la région ou l’adoption de systèmes « verts » de gestion de l’environnement, tels que EMAS et ISO 14001. »

Il a révélé que le PNUE, qui a signé à Torino un accord de coopération avec la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), souhaiterait à l’avenir travailler plus étroitement avec des fédérations et des agences particulières afin d’assurer que l’environnement est pris en considération dès la conception d’événements sportifs.

« Il est de plus en plus évident qu’incorporer au plus tôt des mesures de développement durable dans la planification permet de réaliser des objectifs plus ambitieux et plus significatifs en matière d’environnement. »

La fiche de score finale de l’héritage écologique des Jeux de Torino ne se fera certainement que dans les mois à venir. Mais le PNUE estime que certaines leçons peuvent déjà y être tirées.

« Le recyclage des installations sportives est une des choses que le CIO pourrait revoir. Prenez le bobsleigh par exemple. Le TOROC a fait de son mieux pour mitiger son impact environnemental, mais toujours est-il que la construction, l’opération et le maintien de ce qui en réalité n’est qu’un frigo énorme en pleine montagne posent de nombreuses questions fondamentales liées à la durabilité, insiste M. Toepfer. »

Le Comité d’organisation estime que la construction de la piste ainsi que le matériel, employés aussi lors des épreuves de luge et de skeleton, coûtent environ 70 millions d’euros.

La piste consiste d’un « ravin » de 1.435 mètres, à 19 virages, creusé dans le flanc d’une montagne. Le système de congélation utilise 48 tonnes d’ammonium, une substance qui ne nuit pas à la couche d’ozone mais dont les conséquences possibles d’une fuite sont inquiétantes.

La piste n’a accueilli que huit épreuves à médaille au cours des douze jours de compétition.

Le TOROC envisage de faire de la piste de bobsleigh à Cesana Pariol une école de bobsleigh. En effet, le site a été conçu de façon à permettre aux jeunes et aux enfants de s’y entraîner.

Cependant, les coûts de maintien pourraient atteindre 100.000 à 1 million d’euros chaque année, ce qui représenterait bien plus que le revenu généré par les visiteurs.

Ceci s’oppose singulièrement au site de saut à skis à Pragelato qui se fond dans le paysage grâce à un design qui se marie bien aux courbes et lignes naturelles du lieu.

Parmi les autres mesures adoptées : l’usage de chauffage solaire passif, de systèmes d’écoulement des eaux, de tissus spéciaux pour affermir le sol le long des pistes et la création de couloirs écologiques permettant aux animaux sauvages de se déplacer.

Pour des épreuves telles que le bobsleigh, les comités d’organisation de Jeux futurs pourrait envisager réutiliser ou réaménager des pistes et des stades existants plutôt que de construire de nouvelles infrastructures alors que telles installations sont disponibles à proximité.

Les prochains Jeux olympiques d’hiver se tiendront à Vancouver (Canada) en 2010.

Le CIO pourrait par exemple considérer remettre en état les installations construites à l’occasion des Jeux de 1998 à Calgary.

Notes aux éditeurs

Pour en savoir plus sur les Jeux olympiques de Torino, veuillez visiter http://www.torino2006.org

Le site de l’initiative Sport et Environnement du PNUE: http://www.unep.org/sport_env/

En 1994, le PNUE et le Comité international olympique (CIO) ont signé un accord de coopération au terme duquel les deux organisations ont convenu de promouvoir les considérations environnementales lors d’événements sportifs du Mouvement olympiques.

Le PNUE est représenté dans la Commission du CIO sur le sport et l’environnement, qui se réuni régulièrement pour se pencher sur les questions environnementales qui touchent aux Jeux olympiques et pour conseiller le Conseil exécutif du CIO en matière d’environnement.

Le Mouvement olympique a lui-même déclaré l’environnement comme étant le troisième pilier de l’olympisme, aux côtés du sport et de la culture. Le Congrès olympique du centenaire, tenu à Paris en 1994, a consacré une partie de ses débats au sport et à l’environnement. Le rapport final appelait à de nombreuses mesures en matière d’environnement, dont l’inclusion dans la Chartre olympique d’une provision soulignant la nécessité de préserver l’environnement. La Chartre olympique fut amendée en ce sens en 1996.

Le PNUE a élaboré un Programme très dynamique en matière de Sport et Environnement dans le but de promouvoir les liens entre les deux. En février 2003, le Conseil d’administration du PNUE a adopté une stratégie à long terme qui vise à renforcer davantage le travail du PNUE dans le domaine du sport et de l’environnement. La stratégie a également pour but de renforcer les partenariats avec les organisations sportives et les fédérations, et demande spécifiquement au PNUE d’initier une coopération avec les villes hôtes des Jeux olympiques.

Pour plus d’information, prière de contacter : Nick Nuttall, le porte-parole du PNUE, Bureau du Directeur exécutif, au Tel : +254 20 62 3084; Mobile: +254 733 632 755, courriel: nick.nuttall@unep.org

En cas d’absence de réponse immédiate, prière de contacter Elisabeth Waechter, Chargé de l’information au Tel: 254 20 623088, Mobile: 254 720 173968, courriel: elisabeth.waechter@unep.org

L’Initiative Sport et Environnement du PNUE est menée par la Division de la Communication et de l'Information.

Communiqué de presse du PNUE 2005/35

 
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