Le PNUE gèrera la reconstruction environnementale en Haïti wo, jan 20, 2010

Une semaine après le grave tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 janvier, une importante action humanitaire est en cours et des équipes de recherche et de sauvetage cherchent à dégager les personnes encore prisonnières sous les décombres. La priorité reste à l'aide médicale, l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, à l'habitat d'urgence et la nourriture.

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UN Peacekeepers Search for Survivors in Port-au-Prince (c) UN Photo/Logan Abassi

, Port-Au-Prince, 20 Janvier 2010 - Une semaine après le grave tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 janvier, une importante action humanitaire est en cours et des équipes de recherche et de sauvetage cherchent à dégager les personnes encore prisonnières sous les décombres. La priorité reste à l'aide médicale, l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, à l'habitat d'urgence et la nourriture.

Comme l'a indiqué le Coordinateur des secours d'urgence et le sous-secrétaire général aux affaires humanitaires, John Holmes, « le BCAH coordonnera les opérations générales, tandis que le PNUE vérifiera que les problèmes environnementaux sont pris en compte dans les différents plans de réponse.

Un appel éclair d'un montant de 562 millions de dollars, sur une période de six mois, a été lancé par l'ONU et les partenaires internationaux le vendredi 15 janvier. Il prévoit qu'1 milliard de dollars seront consacrés à l'environnement pendant la première phase de reconstruction.

Grâce à ses fonctionnaires sur place, le PNUE continue de fournir des secours d'urgence à l'équipe de pays et au gouvernement local. Depuis la semaine dernière, les personnels du PNUE participent activement à des tâches techniques, notamment à l'évaluation de la structure des bâtiments et de l'urgence environnementale des sites détruits.

Les premiers diagnostics effectués par le PNUE n'ont pas montré de graves urgences environnementales, mais les premières grosses difficultés ne devraient survenir qu'une fois que la reconstruction commencée. Cependant, l'urgence reste la gestion des déchets, les enterrements de masse et l'élimination des gravats.

Le Groupe conjoint de l'environnement PNUE/Bureau de la coordination des affaires humanitaires travaille étroitement avec ses partenaires de l'OMS, du PNUD, de la Banque mondiale, de la Commission européenne et des ONG pour fournir le matériel nécessaire.

Muralee Thummarukudy, un expert environnemental du Service des situations post-conflictuelles, très expérimenté dans la gestion des catastrophes, est arrivé à Port-au-Prince mardi pour renforcer l'équipe du PNUE déjà présente sur place. En fonction des besoins et des capacités logistiques, d'autres personnels du PNUE pourraient être aussi déployés.

En plus de ses interventions post-catastrophe, le PNUE poursuivra l'Initiative régénération Haïti, un programme à long terme impliquant plusieurs partenaires qui vise à réduire la pauvreté et la vulnérabilité aux risques naturels par le biais de la restauration des écosystèmes et une gestion durable des ressources naturelles. Au cours des vingt prochaines années et au-delà, il faudra agir de façon planifiée et concertée pour arrêter la dégradation et restaurer petit à petit l'environnement et les modes de vies en Haïti.

 
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