Le Secrétaire général de l'ONU inaugure de nouveaux bureaux écologiques à Nairobi do, mrt 31, 2011

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a officiellement inauguré les nouveaux bureaux du PNUE et de l'ONU-Habitat à Nairobi, au Kenya. Mr. Ban a été rejoint par Son Excellence Mr. Mwai Kibaki, Président de la République du Kenya, pour dévoiler les nouveaux bureaux du complexe de Gigiri. Ces derniers sont d'ores et déjà une nouvelle référence en matière de bâtiments durables en Afrique sub-saharienne.

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(L-R) UNEP Executive Director Achim Steiner, UN Secretary-General Ban Ki-moon, His Excellency Mwai Kibaki, President of Kenya

, , Nairobi, le 31 mars 2011 - Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, Ban Ki-moon, a officiellement inauguré les nouveaux bureaux du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et de l'ONU pour les établissements humains (ONU-Habitat) à Nairobi, au Kenya. Mr. Ban a été rejoint par Son Excellence Mr. Mwai Kibaki, Président de la République du Kenya, pour dévoiler les nouveaux bureaux du complexe de Gigiri. Ces derniers sont d'ores et déjà une nouvelle référence en matière de bâtiments durables en Afrique sub-saharienne.

«Ce bâtiment est beau, confortable et efficace. Mais en plus de tout cela, cet édifice est un modèle vivant de ce à quoi ressemblera notre avenir durable», a déclaré Mr. Ban Ki-moon lors de la cérémonie d'ouverture.

"Si notre population croissante veut survivre sur cette planète, nous avons besoin de modèles intelligents qui optimisent les ressources, qui permettent de réduire les déchets et qui servent les communautés. Cette installation incarne la nouvelle économie verte, seule solution pour ouvrir la voie à un avenir plus propre, pour créer des emplois et pour stimuler la croissance économique mondiale", a-t-il ajouté.

Le secteur du bâtiment est la plus importante source d'émissions mondiales de gaz à effet de serre, plus d'un tiers de la consommation d'énergie a lieu dans les bureaux et logements. En outre, les émissions de CO₂ liées au secteur de la construction et des logements devraient passer de 8,6 milliards de tonnes (chiffre de 2004), à 11100000000 milliards de tonnes en 2020.

C'est en ayant ces défis à l'esprit que l'Organisation des Nations Unies a décidé en 2009 de concevoir un nouveau siège central pour le PNUE et l'ONU-HABITAT qui permettraient de maximiser durablement la consommation d'énergie, sans compromettre la qualité de l'environnement de travail des 1.200 employés.

Des 6.000 mètres carrés de panneaux solaires chatoyants, à la peinture écologique appliquée sur les murs, les nouveaux bureaux de l'ONU possèdent une myriade de caractéristiques environnementales et capitalisent les avantages naturels du climat de la ville de Nairobi.

Ces installations démontrent que les bâtiments durables peuvent apporter une contribution déterminante à la lutte contre le changement climatique, ainsi que dans la transition vers une économie verte, économe en ressources naturelles, et n'émettant que de très petites quantités de carbone.

Les nouveaux bureaux sont "énergiquement neutre", ce qui signifie que le bâtiment génère autant d'énergie (au moyen de sources renouvelables), qu'il n'en consomme sur une année. La consommation d'énergie est estimée à 42,5 kWh par mètre carré chaque année, ce qui classe cette construction parmi les bâtiments les plus écologiques dans le monde. C'est le résultat des caractéristiques environnementales suivantes:

* Panneaux solaires

L'énergie générée par le bâtiment vient des 6.000 mètres carrés de panneaux solaires alignés sur le toit, qui permettent au soleil de la capitale du kenyane de chauffer la construction presque toute l'année.

Les panneaux photovoltaïques convertissent les rayons du soleil en énergie pour alimenter les ordinateurs, les lumières, les cafétérias et les autres appareils électriques de l'immeuble. Le surplus d'énergie produit peut être utilisé par les autres bâtiments du compound de l'ONU. L'Office des Nations Unies à Nairobi (ONUN) estime que le budget investi dans les panneaux solaires sera remboursé d'ici sept à dix ans, puisqu'il n'y aura plus de facture énergétique.

* Chauffage et ventilation

Nairobi est souvent décrit comme ayant un climat presque parfait, avec des températures diurnes s'élevant généralement aux alentours des 20 degrés Celsius et des soirées plus fraîches. La question était de savoir si dans ce climat, des bâtiments bien conçus pouvaient se passer de chauffage et de climatisation, principale source de consommation d'énergie du secteur de la construction. L'agencement simple des nouveaux bureaux de l'ONU agit comme une cheminée, où l'air chaud provient du sol et se diffuse dans les bureaux, avant de s'échapper par les côtés de la voûte du toit. Ce système de ventilation naturel assure une température intérieure confortable tout en réduisant la consommation d'énergie.

* L'eau

Nairobi, à l'instar de nombreuses villes de pays en voie de développement, connaît une crise endémique en matière de distribution d'eau, principalement en raison de sa population urbaine qui grandit très rapidement. Les robinets spéciaux des toilettes des nouveaux bureaux permettront d'économiser et de réduire la consommation d'eau, tandis que l'eau de pluie recueillie sur le toit est utilisée pour irriguer les espaces verts. L'eau douce n'est pas nécessaire pour irriguer les plantes et les zones d'herbe.

* Eclairage

Un atrium central qui traverse le bâtiment de trois étages permet une utilisation maximale de la lumière naturelle. En outre, chaque zone de bureau est dotée d'un panneau en verre trempé transparent installé sur le toit, ce qui permet à la lumière naturelle de pénétrer jusqu'au rez de chaussée du bâtiment.

Le nouveau bâtiment utilise également des ampoules écologiques à basse consommation d'énergie et des contrôleurs de détection de présence, qui peuvent permettre d'économiser jusqu'à 70 pour cent sur les coûts d'éclairage.

* Autres caractéristiques

En utilisant des ordinateurs portables au lieu de postes fixes de bureau, la consommation d'électricité peut être réduite d'environ un tiers. Les 1200 employés du bâtiment marchent sur un tapis 100% recyclable, et la peinture utilisée sur les murs est respectueuse de l'environnement. Les espaces verts entourant le bâtiment sont composés de plantes et d'arbres indigènes.

Des bâtiments verts: Un élément clé de l'économie verte

Les bâtiments sont l'un des dix secteurs abordés dans le rapport « Green Economy » (« Economie verte », en français) du PNUE, qui a été lancé en février 2011. Ce rapport explique que le réinvestissement de seulement 2 pour cent du PIB mondial dans une transformation écologique des pratiques agricoles, des pratiques énergétiques, dans le secteur des bâtiments durables et dans d'autres domaines clés peuvent déclencher une forte croissance économique et même créer plus d'emplois que des scénario dits « de statu quo », tout en relançant une transition vers une économie verte.

Les villes vont connaître une expansion rapide et une augmentation des investissements au cours des prochaines décennies, en particulier dans les économies émergentes. Rien qu'en Inde, 700 à 900.000.000 mètres carrés d'espace résidentiel et commercial devront être construits chaque année jusqu'en 2030, pour répondre à cette croissance.

Dans le cadre des efforts visant à rendre les villes et autres collectivités plus durables, l'impact des bâtiments est élément indispensable pour réduire l'impact des activités humaines sur la planète. Le rapport « Green Economy » montre comment l'écologisation du secteur de la construction peut contribuer à réduire l'utilisation de matériaux, de terrains et d'eau, et même diminuer la production de déchets et les risques associés aux substances dangereuses. C'est particulièrement vrai pour les pays en voie de développement où le secteur de la construction possède un énorme potentiel en matière de réduction de la pollution intérieur de l'air, associée à 11% des décès dans le monde chaque année. En ce qui concerne les pays développés, un important programme de rénovation pourrait permettre de stimuler l'emploi de manière significative.

Des bâtiments plus écologiques peuvent également engendrer des économies importantes. La modélisation entreprise dans le cadre du rapport indique que des investissements d'un minimum de 300 milliards de dollars par an jusqu'en 2050, pourraient permettre de réaliser d'énormes économies d'énergie (de l'ordre d'1/3) dans le secteur du bâtiment à travers le monde.

Stratégie pour un climat neutre du PNUE

Le PNUE, qui est climatiquement neutre depuis 2008, est devenu la première organisation des Nations Unies à publier une stratégie de réduction des émissions de CO2 l'an dernier. Les principaux objectifs du PNUE sont les suivants:

* Réduire les émissions de gaz à effet de serre (autant que possible) par l'adoption de pratiques de gestion durable, et en compensant les émissions restantes par des projets dans le domaine du développement durable.

* Réduire les émissions totales de gaz à effet de serre de 3% par année en 2010, 2011 et en 2012 (par rapport aux niveaux de 2009).

* Veiller à l'amélioration continue des performances écologiques et développer un système de gestion environnementale pour appuyer ces performances.

* Surveiller, gérer et faire des rapports annuels sur les performances écologiques de l'organisation en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

La mise en ?uvre et l'efficacité des mesures décrites dans la Stratégie pour la réduction des émissions du PNUE, pourrait permettre à l'organisation d'économiser un montant de 800.000 dollars par an.

Pour plus d'informations, veuillez contacter:

Nick Nuttall, Porte-parole du PNUE/Responsable des relations médias, par Tél. +254 733 632 755 ou par E-mail: nick.nuttall@unep.org

Coll Bryan, Newsdesk du PNUE/Nairobi, par Tél. 254 731 666 214, ou par Email: bryan.coll@unep.org

 
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