Les participants de la réunion de l'ONU appellent à adopter des mesures plus fortes en vue de protéger les gorilles do, mrt 31, 2011

Pour la première fois, des agences de l'ONU, des gouvernements nationaux de la région, des autorités responsables de la faune sauvage, des organisations non-gouvernementales et des experts internationaux se sont réunis à Kigali, au Rwanda, les 29 et 30 mars, afin de traiter des crimes contre les espèces sauvages qui menacent les gorilles en voie d'extinction.

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, , Le commerce de viande de brousse et d'espèces sauvages continue de menacer les populations de gorilles en Afrique

La collaboration transfrontalière est essentielle pour la réussite de la protection des gorilles

Kigali, 31 mars 2011 Lors d'une réunion internationale organisée par la Convention sur la Conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage sous l'égide du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE/CMS), les participants ont appelé à renforcer la mise en ouvre de la législation sur les espèces sauvages dans les dix pays d'Afrique ayant des populations de gorilles.

Pour la première fois, des agences de l'ONU, des gouvernements nationaux de la région, des autorités responsables de la faune sauvage, des organisations non-gouvernementales et des experts internationaux se sont réunis à Kigali, au Rwanda, les 29 et 30 mars, afin de traiter des crimes contre les espèces sauvages qui menacent les gorilles en voie d'extinction.

Des représentants de gouvernements, le Programme de protection des grands singes (GRASP), INTERPOL, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), le réseau de contrôle du commerce des espèces sauvages TRAFFIC, ainsi que d'autres organisations se sont joints à la CMS afin d'étudier les activités de conservation actuelles concernant les quatre sous-espèces de gorilles en Afrique de l'Est et Afrique centrale et ont débattu des solutions pour traiter les menaces graves que constituent le braconnage de viande de brousse et le commerce d'animaux vivants qui affectent les gorilles.

Elizabeth Maruma Mrema, Secrétaire exécutive de la CMS, a déclaré : « Les efforts communs sont importants pour mettre en ouvre la législation sur la faune sauvage car les gorilles jouent un rôle clé dans l'écologie des forêts africaines. Leur perte a des conséquences sur la stabilité de tout l'écosystème et, par extension, sur toute personne vivant dans ces forêts ou bénéficiant de ces dernières. »

Des efforts de répression aux niveaux local, national et international sont essentiels afin de protéger les gorilles et leur habitat dans les forêts tropicales. L'ONU collabore déjà étroitement avec INTERPOL et les gouvernements nationaux afin d'endiguer le commerce de grands singes vivants, de viande de brousse, ainsi que la coupe illégale de bois.

INTERPOL a offert son réseau mondial de bureaux nationaux pour aider à lutter contre la criminalité affectant les gorilles et autres espèces menacées.

"Il est indispensable d'avoir une réponse globale au crime contre l'environnement et la faune sauvage, et dans cette entreprise. Dans ce but, il est important pour tous les pays d'élaborer une approche multidisciplinaire utilisant également le réseau du Bureau central national établit par INTERPOL ainsi que son Programme de crimes contre l'environnement afin de communiquer des informations et soutenir des efforts visant à renforcer les capacités », a déclaré Bernd Rossbach, le directeur de l'Unité d'INTERPOL spécialisée crime.

La réunion s'est mise d'accord sur collaboration transfrontière ainsi que la coordination avec les missions de consolidation de la paix de l'ONU, telles que MONUSCO, et les autorités répressives doivent être renforcées avec en augmentant les ressources et améliorer la formation du personnel de répression et les gardes forestiers. Des gorilles orphelins ont déjà été déplacés vers un sanctuaire avec l'aide de MONUSCO en juillet 2010 pour lutter contre le commerce illégal transfrontalier de bébés gorilles.

L'Accord de la CMS sur la conservation des gorilles et de leurs habitats, entré en vigueur en 2008, fournit le cadre d'une coopération régionale pour la protection des gorilles sur le long terme dans les dix pays du bassin du Congo, du Nigéria à l'ouest à l'Angola au Sud, en passant par l'Ouganda à l'est. Pour le moment, six pays de l'aire de répartition ont signé cet accord, à savoir la République centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo (RDC), le Gabon, le Nigéria et le Rwanda.

La collaboration mise sur les réussites passées. Tandis que les populations de gorilles déclinent en Afrique, deux petites populations de gorilles de montagne au Rwanda et en Ouganda sont actuellement en croissance.

Depuis 1999, le Rwanda, la République Démocratique du Congo et l'Ouganda sont engagés dans une coopération régionale transfrontière trilatérale dans les montagnes du Virunga, y compris dans le Parc national du Virunga, côté congolais, le plus vieux Parc national d'Afrique ; les montagnes des Virunga et la forêt de Bwindi en Ouganda sont à présent toutes deux des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO et les deux parcs restants de gorilles de montagne, le Parc national des Volcans au Rwanda et le Parc national de Mgahinga en Ouganda, ont été proposés pour le devenir. C'est l'un des meilleurs exemples couronnés de succès de la collaboration transfrontalière trilatérale générant des gains issus du tourisme des gorilles partagés entre les pays.

D'après le dernier recensement de gorilles de montagne publié en décembre 2010, la population de gorilles de montagne dans les Virunga en République Démocratique du Congo, au Rwanda et en Ouganda, a augmenté pour atteindre les 480 animaux, une croissance de 25 % depuis le dernier recensement en 2003. Au total l'on dénombre 786 gorilles de montagne dans les trois pays, y compris dans le Parc national de Bwindi, en Ouganda, et dans la forêt de Sarambwe avoisinante, en RDC. Ce développement positif de la population est le meilleur indicateur d'un travail de conservation efficace.

En adaptant certaines des leçons clés de la conservation des gorilles de montagne aux populations de gorilles dans les sept autres États de l'aire de répartition, cette réussite peut être répétée en Afrique centrale : lier l'écotourisme, la conservation et la participation des communautés se révèle être la formule du succès.

Un tourisme responsable lié aux espèces sauvages peut constituer un outil de conservation important et stimuler l'économie nationale par la même occasion. En plus de conserver les gorilles et leur habitat dans les forêts tropicales, de créer des emplois et de combattre la pauvreté, le tourisme autour des gorilles, en générant un boom de plusieurs millions de dollars, contribue de manière significative à l'économie verte au Rwanda et en Ouganda.

La CMS réfléchit aux possibilités de reproduire cette approche transfrontalière à travers le Tri-National de la Sangha dans le bassin du Congo, le complexe transfrontalier trinational Dja-Odzala-Minkebe (TRIDOM) au Bassin du Congo en Afrique Centrale et la zone de Cross River partagée entre le Cameroun et le Nigéria. Le gorille de Cross River, particulièrement menacé avec moins de 300 individus, reste dans l'attente d'une aide de toute urgence. Ici, le gorille de la rivière Cross qui est en danger critique d'extinction comptant moins de 300 animaux, a un besoin d'aide urgent.

La CMS continue de soutenir les efforts régionaux dans la lutte contre le commerce illégal d'espèces en danger, initiés en 2009 pendant l'Année du gorille.

Plus tôt dans l'année, le gouvernement gabonais, aidé par l'association caritative Conservation Justice et financé en partie par la CMS, a effectué peut être la plus grande arrestation jamais réalisée en Afrique liée au braconnage des grands singes. Treize têtes et 32 mains de gorilles et chimpanzés ont été confisquées à cinq trafiquants d'espèces fauniques, ainsi que les restes d'éléphants, de léopards, de lions et d'autres espèces menacées d'extinction. Les trafiquants attendent d'être jugés au Gabon. La CMS continue à soutenir des projets similaires afin d'aider les gouvernements à appliquer leurs lois.

Stanislas Kimanzi, Ministre rwandais de l'environnement et des terres, a conclu : « La réunion a envoyé un message clair à tous ceux impliqués dans le braconnage et le commerce illégal des gorilles : les trafiquants d'espèces fauniques seront arrêtés dans les dix pays couverts par l'Accord de la CMS. Les gorilles valent plus vivants dans la forêt que morts sur une table de boucher ou en train de souffrir en cage. »

Notes aux rédacteurs :

La Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices de la Faune Sauvage (PNUE/CMS) travaille à la conservation d'un grand nombre d'animaux migrateurs menacés d'extinction dans le monde entier grâce à la négociation et à la mise en place d'accords et de plans d'action. La CMS est une convention à croissance rapide avec une importance particulière du fait de son expertise dans le domaine des espèces migratrices. Pour le moment, 115 pays sont des Parties de la Convention.

L'Accord de la CMS sur la conservation des gorilles et de leurs habitats est entré en vigueur en juin 2008. La zone couverte par l'Accord comprend l'Angola, le Cameroun, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, la République du Congo, la République Démocratique du Congo (RDC), le Gabon, le Nigéria, le Rwanda et l'Ouganda.

www.cms.int

Le Programme de protection des grands singes (GRASP) est une alliance stratégique du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) qui a pour but d'éradiquer la menace d'extinction imminente à laquelle font face les gorilles (Gorilla beringei, G. gorilla), les chimpanzés (Pan troglodytes), les bonobos (Pan paniscus) et les orang-outangs (Pongo abelii, P. pygmaeus) à travers leurs rangs en Afrique équatoriale et en Asie du Sud-Est.

www.unep.org/grasp/

Le rapport GRASP-GRID Arendal- INTERPOL « Le dernier carré des gorilles - criminalité environnementale et conflits dans le basin du Congo », paru en 2010, en appelle aux efforts concertés pour combattre la criminalité environnementale. http://www.grida.no/publications/rr/gorilla/

CITES

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) est un accord international entre gouvernements. Il vise à garantir que le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages est durable, légal et fait l'objet d'une traçabilité. 175 pays sont membres de cet accord.

www.cites.org

INTERPOL

C'est la plus grande organisation policière internationale, avec 188 États membres. La mission du Programme de lutte contre les crimes environnementaux d'INTERPOL est d'aider ses pays membres à appliquer de manière efficace la législation et les traités nationaux et internationaux en matière d'environnement. Il cible les crimes contre les espèces sauvages.

www.interpol.org

TRAFFIC, le réseau de contrôle du commerce des espèces sauvages, vise à garantir que le commerce de plantes et d'animaux sauvages ne représente pas une menace pour la conservation de la nature. L'un des principaux objectifs des activités de TRAFFIC est de contribuer aux priorités liées au commerce des espèces sauvages de ses partenaires, l'UICN et WWF. En outre, TRAFFIC collabore étroitement avec la CITES. www.traffic.org

Autres liens liés au site Internet du PNUE :

www.cms.int/species/gorillas/index.htm

www.yog2009.org

http://www.un.org/en/peacekeeping/missions/monusco/index.shtml

www.unodc.org

www.conservation-justice.org

www.4apes.com/gorilla

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :

Veronika Lenarz, Secrétariat PNUE/CMS, tél : +49 (0)228 815 2409, e-mail :

Melanie Virtue, Coordinatrice de l'Accord Gorille de la CMS, Secrétariat PNUE/CMS, tél : +49 172 27 31 764, e-mail :

Ian Redmond, Ambassadeur de la CMS, tél : +44 7769743975, e-mail : ele@globalnet.co.uk

 
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