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Journée mondiale de l'environnement . 5 Juin 2003
     
         
 
     
 
 
Déclaration de l'Administrateur du PNUD
New York, 5 juin 2002

L’eau est essentielle pour la vie. Nous en avons besoin pour la boisson, la production d’aliments ou de courant électrique, les transports, les processus industriels, ainsi que pour garantir la viabilité de l’écosystème de la planète Terre. Pourtant, non seulement cette source de vie s’amenuise rapidement, tout en devenant de plus en plus polluée, mais un nombre bien trop important d’individus n’y ont même pas accès. Voilà pourquoi cette année, la Journée mondiale de l’environnement a un message-clé : « L’eau : deux milliards de personnes en meurent d’envie ! »

En dépit du fait que les ressources en eau soient limitées, nous avons doublé notre consommation au cours des cinquante dernières années et nous n’avons pu empêcher la dégradation de la qualité de l’eau. Dans le même temps, la différence sidérante de consommation d’eau entre les pays pauvres et les pays riches n’a fait qu’augmenter. Un enfant né dans un pays industrialisé consomme 30 à 50 fois la quantité d’eau d’un enfant d’un pays en développement. A l’heure actuelle, 1,2 milliards d’individus n’a pas accès à un approvisionnement en eau salubre et près du double n’a pas accès à un système d’assainissement élémentaire.

Le défi est énorme. Pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et le Plan d’application de Johannesburg, adopté l’an dernier lors du Sommet mondial sur le développement durable, dont l’un des buts est de diminuer de moitié, d’ici à 2015, le nombre d’individus n’ayant pas accès à l’eau potable et à un système d’assainissement adéquat, il faudra relier chaque jour quelque 200 000 personnes à l’eau potable et 400 000 à un meilleur système d’assainissement.

Cela demande trois choses : d’abord, des mécanismes financiers innovants, pour garantir l’indispensable multiplication par deux des flux financiers affectés à l’eau et l’assainissement en direction des pays en développement. Il s’agit de passer de la somme actuelle de 10 milliards de dollars US par an à environ 20 milliards par an. En deuxième lieu, une bien meilleure gouvernance de ressources en eau trop rares, centrée sur des stratégies de gestion holistiques et intégrées qui tiendront compte de priorités allant de l’eau de boisson au développement agricole et industriel. Et en troisième lieu, l’intention claire de renforcer les capacités là où c’est le plus nécessaire : en collaborant directement avec les communautés locales, et les femmes en particulier, pour qu’elles puissent élaborer et mettre en œuvre leurs propres solutions. Le PNUD s’engage à aider les pays en développement à relever ces trois défis et ainsi les aider à réaliser les OMD. Comme preuve de l'appui du Programme des Nations Unies pour le développement aux activités locales visant à atteindre les objectifs mondiaux en matière de développement, cette année, la Journée mondiale de l'environnement marque également l'appel de mises en candidatures pour le prix Equateur 2004, un prix international notoire qui reconnaît les activités locales extraordinaires pour réduire la pauvreté tout en protégeant l'environnement.

Mark Malloch Brown
Administrateur
du Programme des Nations Unies pour le Développement