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Journée mondiale de l'environnement . 5 Juin 2003
     
         
 
     
 
 
Faits et chiffres sur l'eau

L'EAU DOUCE EST UNE RESSOURCE RARE
  • L’eau représente entre 60 et 70 % du poids de tous les organismes vivants et est indispensable à la photosynthèse.
  • Le volume total de l’eau de la planète ne change pratiquement pas d’une année à l’autre. Le cycle hydrologique de l’eau qui s’étend de l’évaporation aux précipitations fait circuler l’eau entre l’Océan, la Terre et l’atmosphère.
  • Soixante-quinze pour cent de la surface de la terre sont recouverts d’eau constituée pour 97,5 % d’eau salée, l’eau douce ne représentant que 2,5 % de cette masse.
  • L’eau des calottes glaciaires et des glaciers représentent 74 % de la totalité des eaux douces de la planète. Pratiquement tout le reste est constitué d’eaux souterraines profondément enfouies ou bien d’eaux retenues dans les sols sous forme d’humidité ou encore dans le permafrost. Les cours d’eau et les lacs ne représentent que 0,3 % du volume des eaux douces de la planète.
  • Les hommes n’ont accès qu’à moins de 1 % des eaux de surface et souterraines pour leurs propres fins.
  • Avant l’échéance d’un délai de 25 ans la moitié de la population mondiale aura du mal à trouver suffisamment d’eau douce pour sa consommation et l’irrigation.
  • Aujourd’hui, plus de 80 pays, qui représentent 40 % de la population mondiale, connaissent de graves pénuries d’eau. Cette situation pourrait empirer au cours des 50 prochaines années du fait de l’accroissement démographique et du réchauffement planétaire qui bouleverse les régimes des pluies.
  • Un tiers de la population mondiale vit dans des régions sujettes à des stress hydriques où les ressources en eau sont consommées plus rapidement qu’elles ne se reconstituent.
  • C’est l’Asie occidentale qui est la plus menacée. Plus de 90 % de la population de la région connaît un grave stress hydrique, le volume d’eau consommé étant supérieur de 10 % au volume des ressources en eau douce renouvelables.

 

L’EAU DOUCE EST INDISPENSABLE A LA SANTE

  • L’amélioration de la gestion de l’eau a été particulièrement bénéfique aux populations des pays en développement. Au cours des 20 dernières années, plus de 2,4 milliards de personnes ont eu accès à une eau salubre et 600 millions d’autres à des systèmes d’assainissement améliorés.
  • Toutefois, une personnes sur six n’a toujours pas régulièrement accès à une eau de boisson salubre.
  • Près de 2,4 milliards d’individus, soit plus du double de l’effectif précédent, n’ont pas accès à des services d’assainissement satisfaisants.
  • Ce sont eux qui sont les plus pauvres et les plus vulnérables. Le problème est particulièrement grave dans les régions rurales isolées et la situation se détériore rapidement dans les zones urbaines.
  • En Afrique, 300 millions de personnes, soit 40 % de la population, ne disposent d’aucun système d’assainissement ni de services sanitaires élémentaires, ce qui représente un accroissement de 70 millions de personnes dans ce cas depuis 1990.
  • Dans les pays en développement, 90 % des eaux usées sont rejetées dans les fleuves et les cours d’eau sans être traitées.
  • Chaque année les eaux impropres à la consommation, qui sont un milieu où se reproduisent les parasites, les amibes et les bactéries, ruinent la santé de 1,2 milliard de personnes.
  • Les maladies d’origine hydrique sont responsables de 80 % des maladies et décès dans le monde en développement et tuent un enfant toutes les huit secondes.
  • Dans les hôpitaux du monde entier, la moitié des lits sont occupés par des personnes atteintes de maladies d’origine hydrique.
  • Près de 40 % de la population mondiale vivent sur le littoral sur une bande de terre de 60 kilomètres de largeur. Les maladies et les décès ayant pour origine la seule pollution des eaux côtières représentent pour l’économie mondiale une perte de 16 milliards de dollars par an.
  • En Asie du Sud, de 1990 à 2000, 220 millions de personnes ont bénéficié d’un plus grand accès aux services d’approvisionnement en eau douce et d’assainissement. Durant la même période, la population de cette région a augmenté de 222 millions d’individus, ce qui a eu pour effet d’annuler les progrès enregistrés.
  • Durant la même période, en Afrique de l’est, le nombre de personnes ne bénéficiant d’aucun service d’assainissement a doublé, atteignant 19 millions d’individus.
  • Le coût des investissements nécessaires pour que chaque personne puisse avoir accès à une eau de boisson salubre et à des services d’assainissement satisfaisants partout dans le monde, d’ici à 2025, s’élèvera à 180 milliards de dollars par an, soit deux à trois fois le montant des dépenses actuellement consenties à cette fin.

 

L’EAU DOUCE EST UNE RESSOURCE PARTAGEE

  • Sur la carte politique du monde les cours d’eau forment une mosaïque hydrologique.
  • Les bassins hydrographiques internationaux, dont le nombre est estimé à 263, recouvrent 45,3 % de la surface terrestre (Antarctique exclu) et sont habités par plus de la moitié de la population humaine.
  • Un tiers de ces 263 bassins hydrographiques transfrontières sont communs à plus de deux pays.
  • Il est rare que les limites des bassins versants correspondent aux frontières administratives.
  • De nombreux pays se partagent également les aquifères.
  • C’est dans les aquifères que sont stockées 98 % des ressources en eau douce accessibles. Les aquifères fournissent 50 % de l’eau potable de la planète et permettent de satisfaire 40 % et 20 % respectivement de la demande en eau des industries et du secteur agricole.
  • En moyenne, un foyer de pays développés consomme 10 fois plus d’eau douce qu’un foyer de pays en développement. En Grande-Bretagne, les personnes consomment en moyenne 135 litres d’eau par jour. Dans le monde en développement un individu en consomme en moyenne 10 litres.
L'EAU DOUCE EST INDISPENSABLE A LA SECURITE ALIMENTAIRE
  • L’eau douce est principalement utilisée pour produire des denrées alimentaires.
  • Alors qu’une personne a besoin en moyenne de quatre litres d’eau de boisson par jour, il faut entre 2 000 et 5 000 litres d’eau pour produire la quantité d’aliments nécessaires à cette même personne chaque jour.
  • Le secteur agricole consomme plus de 80 % de l’eau de la planète.
  • On estime que d’ici à 2030, il faudra consommer entre 14 et 17 % d’eau en plus pour pouvoir alimenter la population mondiale dont l’effectif va croissant.
  • Soixante pour cent de l’eau destinée à l’irrigation est gaspillée.
  • Le simple fait d’accroître de 10 % l’efficacité des systèmes d’irrigation permettrait de doubler le volume d’eau potable destinée aux pauvres.
  • En Afrique, plus de 20 % des protéines consommées par la population proviennent de la pêche en eau douce.

 

L'EAU, DEMAIN
  • Deux cents scientifiques de 50 pays considèrent que la pénurie d’eau sera l’un des deux problèmes les plus préoccupants au cours de ce millénaire (l’autre étant l’évolution du climat).
  • Depuis 1950, la consommation d’eau à l’échelle planétaire a plus que triplé.
  • Si la tendance persiste, dans 20 ans, la consommation d’eau des êtres humains aura augmenté de 40 % par rapport à ce qu’elle est aujourd’hui.
  • Le nombre de personnes vivant dans des pays connaissant un stress hydrique devrait augmenter et passer de 470 millions, chiffre actuel, à trois milliards, d’ici à 2025. La plupart de ces personnes vivent dans les pays en développement.
  • Pour qu’en 2015 on atteigne les objectifs fixés en matière d’approvisionnement en eau douce, il faudra approvisionner 1,5 milliard de personnes en plus en Afrique, en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes.
  • En Afrique, près de 200 millions de personnes sont exposées à de graves pénuries d’eau. D’ici à 2025, près de 230 millions d’africains manqueront d’eau tandis que 460 millions d’autres vivront dans des pays connaissant des stress hydriques.
  • C’est plus la mauvaise gestion de l’eau que son manque qui est à l’origine des problèmes qui se posent.
  • Près de 50 % du volume d’eau consommée en milieu urbain et 60 % de l’eau utilisée par le secteur agricole sont gaspillés du fait des fuites et de l’évaporation.
  • L’exploitation forestière et l’utilisation des terres pour répondre aux besoins des êtres humains ont réduit de moitié la superficie des forêts de la planète, ce qui a eu pour effet d’aggraver l’érosion des sols et le manque d’eau.
  • Dans le monde, entre 300 et 400 millions de personnes vivent à proximité des zones humides ou en dépendent.
  • Les zones humides sont des systèmes de traitement des eaux usées particulièrement efficaces car elles absorbent les produits chimiques et filtrent les polluants et les sédiments. L’urbanisation et le développement industriel sont responsables de la disparition de la moitié des zones humides.
  • L’avènement d’un développement durable et l’atténuation de la pauvreté ne seront possibles que si les cours d’eau, les zones humides et les terres qui y déversent leurs eaux de ruissellement sont mieux gérés et bénéficient d’investissements.