L'EAU DOUCE EST UNE RESSOURCE RARE
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L’eau représente entre 60 et 70 % du poids de tous
les organismes vivants et est indispensable à la photosynthèse.
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Le volume total de l’eau de la planète ne change
pratiquement pas d’une année à l’autre.
Le cycle hydrologique de l’eau qui s’étend
de l’évaporation aux précipitations fait circuler
l’eau entre l’Océan, la Terre et l’atmosphère.
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Soixante-quinze pour cent de la surface de la terre sont recouverts
d’eau constituée pour 97,5 % d’eau salée,
l’eau douce ne représentant que 2,5 % de cette masse.
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L’eau des calottes glaciaires et des glaciers représentent
74 % de la totalité des eaux douces de la planète.
Pratiquement tout le reste est constitué d’eaux souterraines
profondément enfouies ou bien d’eaux retenues dans
les sols sous forme d’humidité ou encore dans le
permafrost. Les cours d’eau et les lacs ne représentent
que 0,3 % du volume des eaux douces de la planète.
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Les hommes n’ont accès qu’à moins de
1 % des eaux de surface et souterraines pour leurs propres fins.
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Avant l’échéance d’un délai de
25 ans la moitié de la population mondiale aura du mal
à trouver suffisamment d’eau douce pour sa consommation
et l’irrigation.
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Aujourd’hui, plus de 80 pays, qui représentent 40
% de la population mondiale, connaissent de graves pénuries
d’eau. Cette situation pourrait empirer au cours des 50
prochaines années du fait de l’accroissement démographique
et du réchauffement planétaire qui bouleverse les
régimes des pluies.
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Un tiers de la population mondiale vit dans des régions
sujettes à des stress hydriques où les ressources
en eau sont consommées plus rapidement qu’elles ne
se reconstituent.
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C’est l’Asie occidentale qui est la plus menacée.
Plus de 90 % de la population de la région connaît
un grave stress hydrique, le volume d’eau consommé
étant supérieur de 10 % au volume des ressources
en eau douce renouvelables.
L’EAU
DOUCE EST INDISPENSABLE A LA SANTE
- L’amélioration
de la gestion de l’eau a été particulièrement
bénéfique aux populations des pays en développement.
Au cours des 20 dernières années, plus de 2,4 milliards
de personnes ont eu accès à une eau salubre et 600
millions d’autres à des systèmes d’assainissement
améliorés.
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Toutefois, une personnes sur six n’a toujours pas régulièrement
accès à une eau de boisson salubre.
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Près de 2,4 milliards d’individus, soit plus du double
de l’effectif précédent, n’ont pas accès
à des services d’assainissement satisfaisants.
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Ce sont eux qui sont les plus pauvres et les plus vulnérables.
Le problème est particulièrement grave dans les
régions rurales isolées et la situation se détériore
rapidement dans les zones urbaines.
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En Afrique, 300 millions de personnes, soit 40 % de la population,
ne disposent d’aucun système d’assainissement
ni de services sanitaires élémentaires, ce qui représente
un accroissement de 70 millions de personnes dans ce cas depuis
1990.
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Dans les pays en développement, 90 % des eaux usées
sont rejetées dans les fleuves et les cours d’eau
sans être traitées.
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Chaque année les eaux impropres à la consommation,
qui sont un milieu où se reproduisent les parasites, les
amibes et les bactéries, ruinent la santé de 1,2
milliard de personnes.
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Les maladies d’origine hydrique sont responsables de 80
% des maladies et décès dans le monde en développement
et tuent un enfant toutes les huit secondes.
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Dans les hôpitaux du monde entier, la moitié des
lits sont occupés par des personnes atteintes de maladies
d’origine hydrique.
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Près de 40 % de la population mondiale vivent sur le littoral
sur une bande de terre de 60 kilomètres de largeur. Les
maladies et les décès ayant pour origine la seule
pollution des eaux côtières représentent pour
l’économie mondiale une perte de 16 milliards de
dollars par an.
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En Asie du Sud, de 1990 à 2000, 220 millions de personnes
ont bénéficié d’un plus grand accès
aux services d’approvisionnement en eau douce et d’assainissement.
Durant la même période, la population de cette région
a augmenté de 222 millions d’individus, ce qui a
eu pour effet d’annuler les progrès enregistrés.
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Durant la même période, en Afrique de l’est,
le nombre de personnes ne bénéficiant d’aucun
service d’assainissement a doublé, atteignant 19
millions d’individus.
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Le coût des investissements nécessaires pour que
chaque personne puisse avoir accès à une eau de
boisson salubre et à des services d’assainissement
satisfaisants partout dans le monde, d’ici à 2025,
s’élèvera à 180 milliards de dollars
par an, soit deux à trois fois le montant des dépenses
actuellement consenties à cette fin.
L’EAU DOUCE EST UNE RESSOURCE PARTAGEE
- Sur la carte politique du monde les cours d’eau forment
une mosaïque hydrologique.
- Les bassins hydrographiques internationaux, dont le nombre est
estimé à 263, recouvrent 45,3 % de la surface terrestre
(Antarctique exclu) et sont habités par plus de la moitié
de la population humaine.
- Un tiers de ces 263 bassins hydrographiques transfrontières
sont communs à plus de deux pays.
- Il est rare que les limites des bassins versants correspondent
aux frontières administratives.
- De nombreux pays se partagent également les aquifères.
- C’est dans les aquifères que sont stockées
98 % des ressources en eau douce accessibles. Les aquifères
fournissent 50 % de l’eau potable de la planète et
permettent de satisfaire 40 % et 20 % respectivement de la demande
en eau des industries et du secteur agricole.
- En moyenne, un foyer de pays développés consomme
10 fois plus d’eau douce qu’un foyer de pays en développement.
En Grande-Bretagne, les personnes consomment en moyenne 135 litres
d’eau par jour. Dans le monde en développement un
individu en consomme en moyenne 10 litres.
L'EAU
DOUCE EST INDISPENSABLE A LA SECURITE ALIMENTAIRE
- L’eau douce est principalement utilisée pour produire
des denrées alimentaires.
- Alors qu’une personne a besoin en moyenne de quatre litres
d’eau de boisson par jour, il faut entre 2 000 et 5 000
litres d’eau pour produire la quantité d’aliments
nécessaires à cette même personne chaque jour.
- Le secteur agricole consomme plus de 80 % de l’eau de
la planète.
- On estime que d’ici à 2030, il faudra consommer
entre 14 et 17 % d’eau en plus pour pouvoir alimenter la
population mondiale dont l’effectif va croissant.
- Soixante pour cent de l’eau destinée à l’irrigation
est gaspillée.
- Le simple fait d’accroître de 10 % l’efficacité
des systèmes d’irrigation permettrait de doubler
le volume d’eau potable destinée aux pauvres.
- En Afrique, plus de 20 % des protéines consommées
par la population proviennent de la pêche en eau douce.
- Deux cents scientifiques de 50 pays considèrent que la
pénurie d’eau sera l’un des deux problèmes
les plus préoccupants au cours de ce millénaire
(l’autre étant l’évolution du climat).
- Depuis 1950, la consommation d’eau à l’échelle
planétaire a plus que triplé.
- Si la tendance persiste, dans 20 ans, la consommation d’eau
des êtres humains aura augmenté de 40 % par rapport
à ce qu’elle est aujourd’hui.
- Le nombre de personnes vivant dans des pays connaissant un stress
hydrique devrait augmenter et passer de 470 millions, chiffre
actuel, à trois milliards, d’ici à 2025. La
plupart de ces personnes vivent dans les pays en développement.
- Pour qu’en 2015 on atteigne les objectifs fixés
en matière d’approvisionnement en eau douce, il faudra
approvisionner 1,5 milliard de personnes en plus en Afrique, en
Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes.
- En Afrique, près de 200 millions de personnes sont exposées
à de graves pénuries d’eau. D’ici à
2025, près de 230 millions d’africains manqueront
d’eau tandis que 460 millions d’autres vivront dans
des pays connaissant des stress hydriques.
- C’est plus la mauvaise gestion de l’eau que son
manque qui est à l’origine des problèmes qui
se posent.
- Près de 50 % du volume d’eau consommée en
milieu urbain et 60 % de l’eau utilisée par le secteur
agricole sont gaspillés du fait des fuites et de l’évaporation.
- L’exploitation forestière et l’utilisation
des terres pour répondre aux besoins des êtres humains
ont réduit de moitié la superficie des forêts
de la planète, ce qui a eu pour effet d’aggraver
l’érosion des sols et le manque d’eau.
- Dans le monde, entre 300 et 400 millions de personnes vivent
à proximité des zones humides ou en dépendent.
- Les zones humides sont des systèmes de traitement des
eaux usées particulièrement efficaces car elles
absorbent les produits chimiques et filtrent les polluants et
les sédiments. L’urbanisation et le développement
industriel sont responsables de la disparition de la moitié
des zones humides.
- L’avènement d’un développement durable
et l’atténuation de la pauvreté ne seront
possibles que si les cours d’eau, les zones humides et les
terres qui y déversent leurs eaux de ruissellement sont
mieux gérés et bénéficient d’investissements.
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