De nombreux pays en développement peinent à mobiliser les financements nécessaires pour s’adapter aux conditions météorologiques extrêmes et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, le Rapport sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière d’adaptation aux changements climatiques du PNUE indique que ces pays auront besoin de jusqu’à 365 milliards de dollars US par an d’ici à 2035 pour s’adapter aux changements climatiques — soit environ 12 fois plus que les fonds dont ils disposent actuellement. Le PNUE contribue à changer cette équation.
Dia Mirza
Mannequin, actrice, ambassadrice de bonne volonté du PNUE pour l’Inde et défenseure des Objectifs de développement durable auprès du Secrétaire général de l’ONU
Dans le cadre du Programme ONU-REDD, le PNUE a soutenu 17 pays tropicaux dans la mise en place de garanties sociales et environnementales, condition préalable à l’accès à un total de 3 milliards de dollars US de paiements fondés sur les résultats en échange de la protection des forêts. Ce travail pourrait contribuer à éviter l’émission de 300 millions de tonnes de dioxyde de carbone, soit l’équivalent des émissions annuelles de 80 centrales électriques au charbon.
Parallèlement, le rapport State of Finance for Forests du PNUE a conclu que le monde devait augmenter de manière spectaculaire les investissements dans les forêts afin de lutter contre les changements climatiques et la perte de nature. Le rapport a constitué l’une des sources de données ayant éclairé la création par le Brésil, lors de la COP30, d’un fonds destiné à la protection des forêts tropicales, doté dans un premier temps de 6,7 milliards de dollars US.
Le Paraguay montre ce qu’il est possible de faire lorsque les pays protègent leurs forêts. Avec l’appui technique du PNUE, le pays a obtenu 50 millions de dollars US de financements fondés sur les résultats pour avoir évité l’émission de 23 millions de tonnes de gaz à effet de serre grâce à la réduction de la déforestation.
De 2022 à 2025, le PNUE a fourni des financements d’amorçage à des projets de restauration forestière dans 13 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Ces financements ont permis de mobiliser 212 millions de dollars US supplémentaires auprès d’investisseurs du secteur privé. Au total, cette initiative vise à restaurer et protéger 849 kilomètres carrés de forêts et à éviter l’émission de 54 millions de tonnes de dioxyde de carbone.