Credit: UNEP/Lisa Murray
15 Jul 2025 Communiqué de presse Climate Action

Madagascar lance une initiative de 7 millions de dollars pour protéger ses côtes du changement climatique

Credit: UNEP/Lisa Murray

Antananarivo, le 15 juillet 2025 – Madagascar a officiellement lancé une initiative majeure visant à renforcer la résilience climatique en restaurant des écosystèmes côtiers critiques et en améliorant les moyens de subsistance dans les régions les plus vulnérables. Près de 100 000 personnes devraient en bénéficier directement dans quatre régions côtières clés — Boeny, Menabe, Diana et Atsimo Atsinanana — où les effets du changement climatique menacent déjà les moyens de subsistance et la biodiversité.

Le projet, intitulé « Mise à l’échelle de l’adaptation fondée sur les écosystèmes pour les zones côtières de Madagascar », sera mis en œuvre par le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable grâce à une subvention de 7,1 millions de dollars US du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), à laquelle s’ajoute un cofinancement de 27 millions de dollars US. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a accompagné le gouvernement dans l’élaboration du projet et agira en tant qu’agence d’exécution, dans la continuité d’un partenariat de longue date en faveur de la résilience et de la gouvernance environnementale.

Les écosystèmes côtiers de Madagascar — mangroves, récifs coralliens et forêts côtières — jouent un rôle de barrière naturelle contre la montée du niveau de la mer, l’intensification des cyclones et l’érosion du littoral. Pourtant, ces écosystèmes subissent une pression croissante en raison de la déforestation, de la surpêche et du changement climatique. Les zones côtières soutiennent plus de 75 % de la population locale, notamment grâce à la pêche et aux produits forestiers non ligneux de grande valeur.

Ce nouveau projet vise à renforcer la résilience des écosystèmes comme des communautés par des solutions fondées sur la nature, aussi appelées adaptation fondée sur les écosystèmes (EbA).

En étroite coordination avec les Directions Régionales de l’Environnement et du Développement Durable (DREDD), le projet soutiendra la mise en place de structures de gestion intégrée des zones côtières, renforcera la coordination de l’adaptation au niveau national et local, et mettra à disposition des outils et plans actualisés pour intégrer l’adaptation fondée sur les écosystèmes aux niveaux régional et municipal.

L’initiative permettra de restaurer 3 000 hectares de mangroves et de forêts côtières, et de réhabiliter 2 000 hectares de bassins versants dégradés à travers des approches communautaires. Sur toute la durée du projet, près de 100 000 personnes devraient bénéficier directement des interventions d’adaptation fondée sur les écosystèmes.

Le projet soutiendra également la création de 20 entreprises fondées sur les écosystèmes, avec une attention particulière portée à l’autonomisation des femmes et des jeunes à travers l’accès à des formations, à un accompagnement technique et à des équipements. Ces entreprises opéreront dans des secteurs résilients au climat tels que la pêche durable, l’aquaculture, l’apiculture, l’écotourisme et l’agriculture pluviale.

Une cérémonie officielle de lancement a eu lieu le 15 juillet à l’Hôtel Le Louvre Antaninarenina, réunissant des représentants des ministères nationaux, d’agences des Nations Unies, de la société civile et des partenaires au développement.

Dans son discours d’ouverture, la Secrétaire Générale par intérim du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, Hahitantsoa Tokinirina Razafimahefa, a déclaré : « Restaurer les mangroves, c’est à la fois protéger le côte littoral, soutenir une pêche artisanale durable, créer des puits de carbone naturels, et préserver des zones de nidification d’espèces rares. En d’autres termes, c’est agir pour l’adaptation, l’atténuation, assurer la sécurité alimentaire et conserver la biodiversité, en même temps. »

Paz Lopez-Rey, responsable de programme du PNUE pour ce projet, a ajouté : « Le projet renforcera la gouvernance locale de la gestion intégrée des zones côtières tout en intégrant l’adaptation fondée sur les écosystèmes dans les outils de planification régionaux et municipaux. Mais il ira au-delà : il aboutira à une stratégie nationale pour généraliser l’’adaptation fondée sur les écosystèmes dans d’autres zones côtières vulnérables du pays. »

 

NOTE AUX RÉDACTIONS

À propos du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) :

Le PNUE est la principale autorité mondiale en matière d’environnement. Il assure un leadership, encourage les partenariats et inspire les nations et les peuples à améliorer leur qualité de vie sans compromettre celle des générations futures.

À propos du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) :

Le FEM regroupe plusieurs fonds multilatéraux qui agissent ensemble pour relever les défis environnementaux mondiaux de manière intégrée. Son financement aide les pays en développement à affronter des enjeux complexes et à progresser vers des objectifs environnementaux internationaux. Depuis plus de trois décennies, le FEM a accordé plus de 26 milliards de dollars, principalement sous forme de subventions, et mobilisé 153 milliards de dollars supplémentaires pour des projets nationaux prioritaires.

Contact presse :

Unité Information et Médias, Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE)