Sauver les glaciers du monde. Freiner les proliférations massives d’algues. Réduire l’impact environnemental de l’intelligence artificielle. Ce ne sont là que quelques-uns des enjeux qui devraient être au premier plan cette semaine, alors que des représentants de plus de 180 pays se réunissent à Nairobi, au Kenya, pour la septième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement (UNEA-7).
L’Assemblée est le principal organe de décision au monde en matière d’environnement, et la session de cette année intervient à un moment que les experts qualifient de critique pour la Terre. Les trois crises environnementales planétaires — les changements climatiques, la perte de nature, de terres et de biodiversité, ainsi que la pollution et les déchets — poussent les systèmes naturels à leur limite, avec des conséquences potentiellement dramatiques pour l’humanité.
L'UNEA-7 se tiendra du 8 au 12 décembre. Elle mettra l’accent sur la manière dont les pays peuvent, selon les termes de la Directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen, trouver « des solutions réelles à des problèmes concrets ».
« Cette année encore, le monde est resté hors de la bonne trajectoire dans ses efforts pour ralentir les changements climatiques, stopper la perte de biodiversité et la dégradation des terres, et lutter contre la pollution plastique », a déclaré Inger Andersen à l'approche de l'Assemblée. « Voici donc ce que nous devons faire : proposer des solutions qui suscitent une action plus forte et plus rapide face aux trois crises environnementales planétaires. »
Les représentants devraient discuter de 15 projets de résolutions et de trois projets de décisions, notamment ceux appelant les pays à protéger les glaciers qui disparaissent rapidement, à mieux gérer la production de minéraux et de métaux, et à mettre fin au fléau des proliférations d'algues, qui envahissent les plages du monde entier.
L’une des résolutions les plus attendues pourrait être celle qui incite les pays à réduire l’empreinte environnementale de l’intelligence artificielle. De plus en plus d’études montrent que les centres de données qui hébergent cette technologie consomment d’énormes quantités d’électricité et d’eau, produisent des déchets électroniques et reposent sur des minéraux souvent extraits de manière non durable.
Bien que juridiquement non contraignantes, les résolutions de l’UNEA-7 aident les pays à trouver un terrain d’entente et ont, par le passé, posé les bases d'accords internationaux pionniers.
Parallèlement au débat sur les résolutions, l’UNEA-7 proposera trois discussions de haut niveau, explorant pourquoi la durabilité environnementale est cruciale pour l’industrie, la finance mondiale et la santé humaine.
Les dirigeants nationaux, y compris les chefs d'État et de gouvernement, se réuniront lors de l'avant-dernier jour de l'UNEA-7 pour une série de discours et de réunions. Ces discussions interviennent dans un contexte de conflits croissants et de tensions commerciales persistantes. Toutefois, les dirigeants espèrent que ces perturbations ne feront pas dérailler les discussions de l’UNEA-7.
« Il est clair que, même en période de bouleversements géopolitiques et de défis pour le multilatéralisme, Nairobi reste le cœur solide et battant de la diplomatie environnementale », a déclaré Inger Andersen, du PNUE.
La première UNEA s'est tenue en 2014, inaugurant une nouvelle ère de coopération internationale dans laquelle les pays se sont engagés à travailler ensemble sur les défis environnementaux, comme ils le font pour d'autres préoccupations mondiales telles que la sécurité et le commerce. Au cours des 11 dernières années, l'UNEA a adopté des résolutions sur tout, de la lutte contre le trafic d’espèces sauvages à l’élimination de la pollution plastique.
Plus de 4 800 personnes se sont inscrites à la session de cette année, qui se tiendra au Bureau des Nations Unies à Nairobi, un complexe de 56 hectares qui constitue le seul siège du Secrétariat de l’ONU dans le Sud global. Parallèlement aux discussions officielles, une série d'événements parallèles officiels, d'événements associés à l'UNEA et d'expositions seront organisés par des représentants des accords multilatéraux sur l’environnement, des organismes qui travaillent en étroite collaboration avec le PNUE et l'UNEA pour faire face aux trois crises environnementales planétaires. L’UNEA-7 marquera également le lancement du septième rapport sur l’avenir de l’environnement mondial, un rapport de référence sur l’état de la planète. Les lauréats du prix Champions de la Terre 2025, la plus haute distinction environnementale des Nations Unies, seront annoncés, et un gala célébrera plusieurs initiatives pionnières visant à restaurer le monde naturel.
Pour ceux qui ne se trouvent pas à Nairobi, toutes les réunions officielles de l'UNEA seront diffusées dans les six langues officielles de l'ONU sur le site web de l'UNEA-7. Les discussions pourront également être suivies sur le blog officiel en direct de l'UNEA-7 et sur les réseaux sociaux du PNUE, notamment YouTube, X, LinkedIn et Bluesky.
L’UNEA-7 prévoit des discussions sur 15 projets de résolutions et trois projets de décisions.
À propos de l'Assemblée des Nations Unies pour l'environnement (UNEA)
L'UNEA est l’organe de décision le plus élevé au monde en matière d’environnement et regroupe l’ensemble des 193 États membres des Nations Unies. Elle se réunit tous les deux ans pour définir l'agenda environnemental mondial, fournir des orientations politiques globales et déterminer les réponses politiques aux défis environnementaux émergents. L'UNEA-7 se déroulera du 8 au 12 décembre 2025 au siège du Programme des Nations Unies pour l'environnement à Nairobi, au Kenya. La session de cette année comprendra, entre autres, l'approbation de la Stratégie à moyen terme du PNUE pour 2026-2029.


