Nairobi, le 30 septembre 2025 - Le Fonds du Cadre mondial relatif aux produits chimiques (GFC) a lancé son deuxième appel à projets, offrant de nouvelles opportunités pour lutter contre les dommages causés par les produits chimiques dangereux et les déchets, et soulignant la nécessité d'interventions sectorielles à fort impact.
Conçu pour les pays en développement et les pays à économie en transition, le Fonds – qui accorde des subventions comprises entre 300 000 et 800 000 dollars pour des projets d’une durée maximale de trois ans – vise à renforcer la législation sur les produits chimiques, à améliorer les systèmes de sécurité et à promouvoir des alternatives plus sûres, là où les besoins sont les plus urgents.
Le Fonds, géré par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), joue un rôle central dans la mise en œuvre du Cadre mondial relatif aux produits chimiques, adopté en 2023 par les gouvernements et les parties prenantes afin de promouvoir une gestion sûre et durable des produits chimiques et des déchets dans tous les secteurs. Il soutient des projets de moyenne envergure visant à renforcer les capacités réglementaires et techniques, à favoriser la collaboration intersectorielle et à promouvoir des solutions concrètes tout au long de la chaîne de valeur des produits chimiques.
Grâce au soutien initial de l’Allemagne, des Pays-Bas, de l’Espagne, de la Suisse, du Royaume-Uni, des États-Unis d’Amérique, de la Belgique, de la Finlande, de la Commission européenne et du Conseil International des Associations Chimiques, le Fonds constitue déjà un moteur de progrès dans les pays. Le premier appel du Fonds a suscité 105 propositions émanant de 77 pays, confirmant ainsi la demande mondiale en matière d’appui à la mise en œuvre.
Quatre projets régionaux – bénéficiant à 11 pays d'Afrique et d'Amérique latine – ont été approuvés plus tôt cette année, et des accords sont en cours de finalisation afin de permettre un démarrage de la mise en œuvre avant la fin de l’année 2025. Ces projets vont du renforcement de la législation sur les produits chimiques industriels en Colombie et au Pérou à l’amélioration de l’étiquetage conformément au Système général harmonisé (SGH) au Salvador et au Honduras, en passant par le remplacement de pesticides hautement dangereux par des alternatives agroécologiques plus sûres en Afrique de l'Ouest et de l'Est.
« Le Fonds GFC constitue un outil puissant pour les pays qui œuvrent à la réduction de l’exposition aux produits chimiques dangereux », a déclaré Kay Williams, chef du Secrétariat du GFC hébergé par le PNUE. « Nous sommes impatients d’appuyer des propositions audacieuses et collaboratives qui traduisent les engagements du Cadre en actions mesurables sur le terrain. »
Cette deuxième phase introduit un processus simplifié en deux étapes. Les porteurs de projets commenceront par soumettre une brève note conceptuelle. Les candidats présélectionnés seront ensuite invités à soumettre une proposition complète, accompagnée de commentaires visant à renforcer leur dossier. Les candidatures des organisations de la société civile devront inclure une lettre d’appui émanant du gouvernement national.
Ce nouvel appel à projets accorde également une attention accrue à la durabilité à long terme, aux partenariats multisectoriels – en particulier avec les secteurs de la santé et du travail – ainsi qu’au potentiel des projets à être étendus ou reproduits.
🔗 Pour obtenir de plus amples renseignements et des conseils sur la façon de présenter une demande, consultez : https://www.unep.org/global-framework-chemicals/gfc-fund


