Votre Excellence, M. Sultan Hajiyev, Président du Comité des représentants permanents,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, chers collègues, bienvenue à la 171e réunion du Comité des représentants permanents (CRP).
Nous nous sommes récemment réunis à l’occasion de la douzième réunion annuelle du Sous-Comité, une semaine chargée et productive, riche en échanges importants avec les États membres. Ces discussions ont porté sur la manière de renforcer l’action du PNUE, sur la préparation de la septième session de l'Assemblée des Nations Unies pour l'environnement (ANUE-7), ainsi que sur les moyens de faire face aux défis environnementaux urgents auxquels notre planète est confrontée.
Je vous renouvelle mes remerciements.
Étant donné que nous nous sommes réunis très récemment, et au vu de l’ordre du jour particulièrement chargé de cette réunion, mes remarques seront brèves.
Avant d’aborder les points inscrits à l’ordre du jour de cette réunion, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau rapport du PNUE concernant l'impact environnemental du conflit à Gaza, dont la publication est prévue demain. Cette évaluation fait suite à notre évaluation préliminaire publiée l'année dernière. À la demande de l'État de Palestine, nous avons mis à jour l'analyse des dommages environnementaux causés par le conflit et formulé des recommandations pour le relèvement et la reconstruction.
Les dommages causés aux sols, aux ressources en eau douce et au littoral par deux années de conflit sont considérables. Le rapport recommande des interventions environnementales prioritaires à entreprendre dès que possible, notamment en ce qui concerne les ressources en eau et la gestion des débris.
Si la priorité est de mettre fin à la souffrance humaine, il sera également essentiel, pour garantir la sécurité en matière d’alimentation et d’eau, de faire face aux conséquences du conflit. Si le conflit se poursuit, l'héritage de la destruction environnementale pourrait perdurer pendant des générations. Le relèvement ne pourra commencer que lorsque les combats auront cessé, et le Secrétaire général de l’ONU continue d’appeler à un cessez-le-feu à Gaza.
Cette évaluation est un rappel saisissant des dommages que la guerre peut causer à l’environnement, ainsi que des conséquences pour les populations et la reconstruction une fois les combats terminés. La voie de la paix est la seule à suivre.
Excellences,
Aujourd’hui, vous êtes appelés à examiner de nouveau la prochaine stratégie à moyen terme, le budget et le programme de travail. La Stratégie a été mise à jour conformément aux directives que vous avez fournies lors de la réunion annuelle du Sous-comité. Je vous renouvelle mes remerciements pour votre longue et profonde implication dans l’élaboration de la stratégie du PNUE pour les quatre prochaines années.
Nous disposons désormais d'une stratégie qui tient compte des commentaires et des souhaits de tous les États membres et qui, je le crois, ouvre la voie à un PNUE plus allégé et plus efficace, capable d’accélérer les progrès sur les trois crises environnementales planétaires.
L’ANUE est, bien entendu, essentielle à notre travail, et vous examinerez aujourd’hui les préparatifs de sa septième session.
Comme vous vous en souviendrez, vous avez eu l'occasion de voir la première partie du rapport du Directeur exécutif à l'ANUE, qui identifiait cinq domaines prioritaires sur lesquels les États membres pourraient souhaiter se concentrer par le biais de résolutions soumises pour adoption par l’ANUE-7. Ces domaines, sans ordre de priorité, était : la gestion des ressources en eau, la pollution par les nutriments, la gouvernance des minéraux, la protection stratosphérique et l’empreinte environnementale de l’intelligence artificielle (IA). Ainsi, lors de la rédaction de vos résolutions, veuillez garder ces domaines à l'esprit afin qu'elles soient utiles aux États membres. Le Bureau continue d'encourager un nombre limité de résolutions urgentes et à fort impact.
La deuxième partie de mon rapport, publiée hier, se projette vers l'avenir et invite les États membres à réfléchir à la manière dont nous pourrions libérer tout le potentiel de l'ANUE en tant que forum mondial de plus haut niveau et organe décisionnel mondial en matière d'environnement. Comme je l’ai déjà souligné, l’ANUE est un organe jeune en matière de gouvernance environnementale. Bien qu’elle ait accompli beaucoup, elle a encore la marge de se développer et de mûrir.
Je crois que l'ANUE peut devenir plus ciblée, stratégique et réactive face aux défis environnementaux émergents, par une prise de décision audacieuse, inclusive et fondée sur la science. Une ANUE inclusive et engagée, où débats et dialogues se tiennent entre toutes les parties prenantes – y compris la jeunesse, les peuples autochtones, la société civile, la communauté scientifique, les communautés locales et le secteur privé. Une UNEA qui renforce le dialogue avec et entre les accords multilatéraux sur l'environnement, comme nous avons commencé à le faire. Une UNEA qui consolide Nairobi en tant que plaque tournante de la coopération mondiale en matière d'environnement, soutenue par une représentation plus large et plus approfondie des États membres.
La question que je pose aux États Membres dans mon rapport est de savoir comment nous pouvons faire en sorte qu'une telle assemblée soutienne résolument les questions environnementales urgentes, critiques et émergentes, par le biais de résolutions significatives. Des résolutions que les ministres et les gouvernements dans les capitales appuieront et mettront en œuvre avec toute la force de la politique intérieure, bénéficiant d’un solide soutien technique et scientifique du PNUE, ainsi que des trois panels scientifiques et politiques.
Une telle UNEA, dotée des ressources appropriées, peut jouer un rôle central dans la stabilisation du climat, la restauration de la nature, des terres et de la biodiversité, ainsi que la réduction de la pollution et des déchets – autant d’actions qui créeront les conditions favorables à des économies plus solides, une meilleure santé humaine, la sécurité et la paix.
Je me réjouis à l’idée de discuter avec vous de la manière dont nous pouvons y parvenir.
Je vous remercie.


